DRM et DLM, quelles différences ?


La consonance de ces deux acronymes applicables à l’échange ou au partage d’informations numériques, n’est pas l’effet du hasard.
DRM veut dire Digital Rights Management.
DLM se développe en Digital Legal Management.
Le premier bloque ou non, l’accès au contenu ; il est donc technique et binaire tandis que le second, « legal » organise le consentement des utilisateurs.
Considérant que tous deux servent le système d’information, je vous propose de distinguer, de manière synthétique, le système informatique du système d’information : le premier est un outil matériel et logiciel de calcul, de transmission et de stockage de données. Le second permet à des individus de partager des informations (et documents) à valeur ajoutée (actifs immatériels) en relation avec leurs prérogatives personnelles dans leur organisation.

DRM… Des faiblesses inévitables…
La mise en œuvre du DRM consiste à limiter l’utilisation de certains documents numériques à certains ordinateurs et, dans le meilleur des cas, à certains utilisateurs identifiés. Les fonctions les plus fréquemment « bloquées » sont l’accès en visualisation, l’impression et parfois la modification.Depense
Bloquer une fonction logicielle suppose de connaître et de maîtriser (prendre la main sur) le logiciel qui sera utilisé par le destinataire du document, au moment où il le sera, pour bloquer les fonctions nécessaires. Sachant le caractère infini des logiciels et de leurs versions dans le présent et l’avenir, nous sommes ici au-delà de la limite du possible et de l’économiquement envisageable. C’est la question de l’interopérabilité. Sur le plan opérationnel, le DRM pose un autre problème : la réponse au « besoin d’en connaître ». La fonction DRM étant technique et binaire, aucun utilisateur ne peut physiquement déroger aux règles mises en place, même en cas de force majeure. Le caractère binaire du DRM rend impossible la prévision de nuances dans l’acceptation d’un usage documentaire ; par exemple de laisser lire mais d’empêcher de rediffuser l’information lue. Quand bien même cette situation serait intégrée dans le DRM, force est de constater qu’en l’absence d’un consentement opposable et préalable à l’accès au document par son récipiendaire, ce dernier peut juridiquement refuser la requête de non-distribution ; le DRM n’a alors servi à rien.

DLM… à la rescousse du DRM…
Ces faiblesses du DRM trouvent une solution dans le Digital Legal Management. Celui-ci, en effet, établit un consentement a priori entre les « utilisateurs » quant à la manière d’utiliser les documents accédés . C’est le consentement du droit d’usage.Poignee_de_main Ce consentement et la manière dont il est tracé constituent un chainage d’éléments de preuves opposables entre les utilisateurs-individus. Cette approche autorise à inter-opérer des systèmes informatiques hétérogènes sans nécessairement implémenter des DRM. Ainsi le document peut-il être manipulé par n’importe quel système informatique et chaque utilisateur est responsable de l’usage qu’il fait de du contenu auquel il accède. Fondamentalement, le DLM gère la non-répudiation des actes réalisés par les utilisateurs. En cas de contravention sur l’usage d’un document par un utilisateur, ce dernier devra en rendre compte auprès des autorités : management, responsable de groupe de travail, DRH, État, etc. Un des intérêts forts de cette approche « techno-juridique », c’est sa faculté de mettre les utilisateurs en face de leurs responsabilités, de déléguer éventuellement certaines responsabilités sans être victime de mises en cause par effet domino et de permettre de « désobéir » en conscience et en responsabilité si une situation, de crise par exemple, l’exige ; à charge d’en justifier par la suite devant les autorités compétentes.

Le D&IM harmonise DRM et DLM !
Le DRM et le DLM se rejoignent et se complètent bien entendu lorsque la déloyauté rémunère plus que la loyauté ; Harmoniemais ceci ne représente, dans le temps notamment, qu’une infime part des échanges critiques. Améliorer la fluidité des échanges d’information en même temps que la sécurité semble paradoxal. C’est pourtant en équilibrant DRM et DLM, que le D&IM, Document & Information Manager, rationalise le budget informatique, fluidifie les processus métier, et améliore la qualité de la sécurité informatique et opérationnelle.

Philippe BLOT-LEFEVRE
Consultant DLM
www.hub2b.com

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