Archives mensuelles : juillet 2010

Pourquoi le DLM a-t-il du mal à prendre ?

Le temps s’accélère et les cycles opérationnels en entreprise raccourcissent. Ces mouvements sont devenus très perceptibles dans les années 90 avec la comptabilité trimestrielle des entreprises cotées au NASDAQ. Ils ont acquit une dimension planétaire avec la mondialisation. Ainsi la gouvernance a-t-elle l’obsession du court terme financier. Pour le reste, j’ose l’expression « navigation à vue ». Le temps de la réflexion est difficile à trouver. Le changement fait peur.

Responsable de la troupe d’endettés que sont mes salariés, le dirigeant se doit prioritairement d’assurer le mois. Cette approche à court terme n’est pas propice à l’analyse, à l’anticipation, au temps nécessaire pour remettre l’ouvrage à plat en interne et avec mes partenaires . Quand bien même, les banques suivront-elles ?

La crise n’a pas encore été assez forte pour que les mentalités se recentrent sur l’essentiel.
Le retour sur investissement du DLM est aujourd’hui prouvé.
collaboration
Son impact vertueux sur les processus métiers est démontré. Il protège des effets domino de la responsabilité individuelle sur des tiers.
Le management du changement est aujourd’hui une science maîtrisée de sorte qu’une direction générale peut travailler sur un agenda fiable.

Que manque-t-il donc ?
– La décision à la gouvernance de privilégier les systèmes vertueux : moins de vision à court terme pour plus de hauteur de vue et de visibilité.
Qui le fera ?
– Le D&IM car il a déjà repéré que la valeur du document, son usage et la protection de ce dernier, tiennent plus du rôle des individus que de la protection des systèmes d’information. Ce rôle relève du droit mais il n’est nécessairement légiféré.

Comme membre de la gouvernance, le D&IM sait combien la productivité de l’entreprise dépend de la qualité des processus métiers, internes et frontaliers. Il va donc proposer que l’usage des documents ne dépende plus de leurs conditions techniques d’accès mais désormais, du rôle exercé par les utilisateurs potentiels dans l’organisation. Et le D&IM de soumettre et de défendre ce changement qui concerne les directions opérationnelles, juridique, ressources humaines, informatique et de sécurité.

Philippe Blot-Lefèvre
Conseil en Digital Legal Management

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