Le D&IM doit-il s’intéresser aux réseaux sociaux ?


Depuis les origines se sont constitués des communautés, guildes, congrégations, clubs rassemblant des hommes. Ces réseaux se sont constitués autour d’intérêts communs. En favorisant le partage, la solidarité, l’entraide entre les membres, ils leur ont permis de développer des connaissances et expériences renforçant la compétence de chacun. Ils ont également contribué à renforcer l’influence du groupe dans son environnement.

Le 21eme siècle à permis l’éclosion de « réseaux sociaux » proposant de rassembler les internautes autour de thèmes d’échange. Sans acquitter de droit d’entrée, il est possible de créer un profil et de regarder « qui en est ». La rencontre, la convivialité, la relation professionnelle ont donné lieu à l’émergence de sites spécifiques qui ont suscité un engouement rapide. Entre curiosité, intérêt ou voyeurisme, tout un chacun peut maintenant établir des contacts en ligne. Ainsi, Facebook compterait aujourd’hui plus de 600 millions de membres (http://www.checkfacebook.com).

A quoi sert le réseau social ?
La plupart des réseaux sociaux actuels sont nés dans les années 2003/2004. L’apparition de Myspace, LinkedIn, Twitter, Facebook, Viadeo a permis de structurer des communautés de profils. En renseignant les données demandées par le réseau, l’internaute rend visible une partie de son identité. Ainsi, il divulgue ses goûts musicaux, le nom de sa société, sa vision de l’actualité, ses loisirs, son expérience professionnelle en espérant pouvoir consulter celles des autres membres du réseau.
Par le jeu du référencement, il gagne en visibilité. Et pourra être retrouvé aisément à l’aide de quelques données de base soumises à des moteurs de recherche.
Le réseau social sert à développer sa notoriété et par voie de conséquence, son influence. Si la génération Y y voit un moyen facile de devenir rapidement célèbre, les entreprises commencent à comprendre tout l’intérêt à pénétrer ces nouveaux réseaux.

Personne physique ou personne morale ?
Chaque réseau social se constitue un patrimoine des données confiées par les internautes. La question de son utilisation, encore un peu tabou, mérite d’être éclaircie. Car le modèle d’affaire des réseaux sociaux n’est pas encore finalisé et il apparait de plus en plus clairement que l’exploitation de ce patrimoine peut constituer une source de revenus significative. D’autant que rien n’empêche une personne morale de s’inscrire sur le réseau et de proposer de nouveaux contenus susceptibles d’influencer le comportement d’internautes physiques. Voilà un autre intérêt du réseau social ; il permet de faire cohabiter en un même endroit des identités numériques de nature différente. Et de rapprocher encore davantage l’entreprise de ses parties prenantes.
Certaines l’ont bien comprise et commencent à jeter les bases d’un réseau social « interne » (dont elle maîtrise le patrimoine) autour duquel elles développent de nouveaux échanges avec leurs fournisseurs, leurs clients, leurs collaborateurs, leurs partenaires : en se connaissant mieux, on avance plus vite.

Données personnelles et exploitation professionnelle
Les utilisateurs de prédilection d’un réseau social sont des personnes physiques. A ce titre, elles s’identifient et construisent leur identité numérique en faisant appel à leur patrimoine personnel. En renseignant son état civil, en diffusant une photo, en écrivant un texte original, en tweetant un lien, chacun délègue une part de sa personnalité au réseau social où il « existe ». Souvent sans se soucier des réalités juridiques concernant les droits et jurisprudence en vigueur. Ainsi, il ne faut pas confondre confidentialité des données personnelles (obligation légale pour toute entreprise), et commerce de données personnelles (évoqué généralement dans les CGU de chaque site, que personne ne lit véritablement dans le détail…). Le commerce de données personnelles numériques n’est qu’à ces débuts. Il est une opportunité séduisante pour toute organisation qui souhaite adresser une cible clairement identifiée. Sur ces promesses, la valorisation de Twitter a été estimée entre 8 et 10 milliards de dollars (Wall Street Journal, Mars 2011), celle de Facebook à 50 milliards (New York Times, Janvier 2011).

Identité numérique et socialisation
Ces opportunités nécessitent pour les parties prenantes de développer et maîtriser leur identité numérique afin de mieux organiser leurs échanges à travers le réseau social. Les personnes physiques doivent apprendre à préserver leur intimité pour s’affranchir de sollicitations non souhaitées. Les personnes morales doivent se définir une ligne de conduite afin de se rendre clairement identifiable auprès de leurs cibles. Ainsi les uns auront plaisir à se rapprocher des autres pour partager leurs envies ou répondre à leurs besoins. La maîtrise de ce changement se jugera dans le temps : le monde numérique a cette particularité de conserver longtemps les traces de ces acteurs. Inconséquent, vous devrez assumer votre réputation ; anonyme, vous n’existerez que par procuration. Sans oubli numérique, il faudra apprendre à composer avec l’éternité.

Le D&IM
Est-il besoin de commentaires pour comprendre que le D&IM doit s’intéresser aux réseaux sociaux… d’urgence !

Christophe CHAMBET-FALQUET
Directeur et Fondateur RuleIs

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