Archives mensuelles : août 2011

Chief Document Officer

Alors que depuis plusieurs années en France, nous pensons qu’il est important de mettre en fonction au sein de chaque organisation un D&IM (Document & Information Manager), d’autres aux USA prônent la mise en place d’un CDO (Chief Document Officer); lire: Does your Company have a Chief Document Officer?

Si les uns et les autres aboutissent à la même conclusion, c’est parce qu’ils identifient les mêmes besoins et les mêmes exigences économiques au niveau des entreprises .
Le hasard veut que ceux qui décrivent la nécessité d’un CDO sont employés par la société Ricoh comme je le suis moi-même en France. Pour autant, nous n’avons pas jusqu’à ce jour partagé les travaux du groupe D&IM français. S’il est vrai que nous sommes tous au niveau mondial engagé dans la maîtrise des service: MDS (Managed Document Services) la démarche de réflexion du CDO et du D&IM a été conduite de façon tout à fait indépendante.

Documestre au Canada… Chief Document Officer aux USA… D&IM en France… Le nom n’a que peu d’importance quand la fonction est exercée.

Il est très appréciable de mesurer que l’on n’est pas seul à penser avoir raison de défendre la fonction D&IM pour l’amélioration de la compétitivité des organisations. Le groupe de travail D&IM qui a défini le profil de cette fonction vous engage à vous y intéresser au plus vite et à créer le poste de D&IM dans votre entreprise… avant que vos concurrents ne le fassent  :o))

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged et Clusif
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

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Consent: Prononcez-vous !

clip_image002Lisez-vous (jamais/quelque-fois/toujours) les conditions d’admission des sites communautaires et autres réseaux sociaux ?
Etudiez-vous les conditions contractuelles proposées par les sites marchands ?
Vérifiez-vous l’existence juridique d’un organisme derrière ces sites ? Et l’engagement de confidentialité du site sur lequel vous ou vos collaborateurs déposez annonces, offres de services et CV ?
Savez-vous quelle utilisation (exhaustive) sera faite de vos données, de votre adresse IP (chopée à votre insu) ?
Avez-vous lu et quelle est la durée des accords « conclus » ; lorsqu’ils le sont ?
Etes-vous vigilant à l’httpS lorsque vous payez en ligne ?

Le D&IM de votre entreprise a-t-il informé et mis en place une stratégie de gestion des cookies de traçage des visites de sites web ?

clip_image004CONSENT est le plus important investissement de l’UE pour la recherche de solutions de nature à protéger le sentiment vie privée et les consentements (interindividuels) indispensables à établir cette confiance sans laquelle aucune affaire n’est, sinon possible, durable entre les utilisateurs.
La démarche de CONSENT m’apparait comme tardive mais il faut s’en réjouir tant la sophistication des outils informatiques et des processus, devenus planétaires, l’a rendue nécessaire.
CONSENT lance une enquête qui vous intéresse à trois égards :
– ses résultats permettront aux politiques et aux juristes de refonder les « règles du jeu » d’un système numérique et planétaire d’information ; et qui dit règle du jeu dit consentement;
répondre au questionnaire CONSENT, c’est investir 15 minutes à son éveil d’internaute, et c’est apprendre à se protéger de malveillances dont le retard des conséquences n’aura sans doute d’égal que la gravité;
– C’est un outil pour le D&IM et sa réflexion,
alors
D&IM, répondez !!!   Au fait, l’enquête CONSENT est anonymisée.

Philippe BLOT-LEFEVRE
HUB2B
Membre de l’Académie de l’IE
Consultant DLM (Digital Legal Management)

Facebook contre Google+, quel choix pour les entreprises ? Le D&IM

Cet été la High-Tech a été une fois de plus en ébullition. Au delà des traditionnelles Fusions et Acquisitions dans un monde changeant rapidement, cela a été l’occasion de voir des stratégies documentaires online opposées se dessiner à l’intérieur d’un même métier.

La preuve qu’il n’existe pas de réponse unique à un problème de business donné et que la technologie n’est qu’une fraction de l’affaire.

Ce qui a déclenché ce tohubohu est l’annonce de Google+ et de ses cercles concentriques qui protégeraient « mieux » que Facebook les données et consultations des internautes utilisant Facebook;

Cette concurrence entre les deux géants de la High-tech et des réseaux sociaux veut dire qu’il va falloir faire des choix.

 

Point de départ, une lecture durant l’été d’un blog  

Le mois d’Août a vu l’avènement du nouveau service Google +, qui se veut être la réponse de Google à Facebook.
Et à la mi-Août, un autre évènement est venu perturber l’activité des laboratoires pharmaceutiques sur Facebook : Facebook a enlevé le système de blocage des commentaires  sur les pages fan des laboratoires, sous le prétexte de favoriser un dialogue authentique avec les marques.
Ce changement a mis les laboratoires dans une position très délicate : d’abord vis-à-vis de la règlementation concernant la communication médicale avec le public, très stricte en la matière, mais surtout par le fait que le contrôle 24h/24 des pages s’impose désormais, avec les investissements que cela implique.

Des pages sans commentaires peuvent encore être ouvertes, mais elles ne concernent qu’un médicament, et non le laboratoire.
Les laboratoires ont dû gérer rapidement les conséquences de ces changements.
Ainsi, Novartis a purement et simplement fermé sa page Facebook.
Pfizer, qui s’était fait hacker son compte à la fin du mois de Juillet, explique en détail les conditions de modération des commentaires. Le laboratoire semble hésiter à poursuivre son engagement. Il est vrai que le laboratoire est le plus actif avec plus de 31000 fans, il doit y avoir du travail pour le community manager !!!
Boehringer  et Johnson & Johnson réaffirment, eux, leur engagement à communiquer avec les patients. La démarche de Boehringer semble davantage être couronnée de succès en termes de nombre de commentaires. Les chiffres exacts sont disponibles (en anglais) sur le blog Whydot Pharma.
La question, pour les laboratoires pharmaceutiques, est maintenant : doit-on rester ou se désengager de Facebook ? Les investissements déjà réalisés pour concrétiser la présence du laboratoire sur Facebook valent-ils vraiment-ils la peine d’être poursuivis face à la versatilité de Facebook, qui change unilatéralement du jour au lendemain les conditions d’utilisation ? D’un autre côté, un désengagement signe une perte sèche des sommes déjà investies…

Dans ce contexte, Google + n’apporte-t-il pas aux laboratoires le moyen de poursuivre le travail commencé pour constituer et animer une communauté dans un cadre plus stable, que le système des cercles permet de contrôler plus facilement ? Google + sera-t-il pérenne, ou finira-t-il comme Wave ? Dans ce cas, la bascule vers Google vaut-elle la peine d’être tentée ?

Du point de vue du D&IM, on proposerait d’approcher le problème ainsi:

En partant du principe qu’une une entreprise est présente sur un réseau social pour des raisons propres à son activité et non pour « se faire plaisir »

 On voit rapidement que toute présence sur un réseau A ou B a des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien mettre en lumière.

ET il faut parvenir à la conclusion de ne pas participer si les inconvénients l’emportent sur les avantages (nous incluons bien sûr que ne pas communiquer peut être perçu comme un inconvénient en termes d’image)

 ET puis il y a la complexité du secteur et interne à l’entreprise; mon propos se veut plus large que la pharmacie et s’applique à toutes les professions réglementées (banque, assurances, etc…)


1/ Un problème de Marketing et Communication très complexe, car il y a un triangle de communication qui a du mal à se stabiliser entre clients, autorités de réglementation et industrie

·         Le client est raisonnable quand il n’est pas hautement concerné mais hautement agressif si un achat se passe mal. On quitte la sphère du raisonnable pour une émotion exacerbée et les tendances à crier au complot apparaissent rapidement online

·         Les autorités sont soumises au temps court de la réaction à chaud et ne veulent pas toujours assumer la paternité de leurs décisions en cherchant parfois un bouc émissaire.

·         L’industrie n’est pas toujours aussi claire et transparente que souhaitable.

 

2/ C’est hautement technique car il faut des D&IM et des prestataires capables de comprendre la différence entre un Facebook et un Google + et ce avec des changements à haute vitesse. Depuis la parution de ce blog, Facebook a adapté sa stratégie et changé ses conditions.

 

3/ La réglementation s’impose tout de même et à tous; les amendes pour non respect de la règle sont élevées. Par ailleurs toute multinationale vous dira que l’empilement de législations locales,nationales et supra nationales est très complexe à gérer. Vérité ici n’est pas Vérité là bas.

 

Conclusion : Communiquer via les réseaux sociaux ne saurait donc être que technique et sous-traité. Il faut des vrais professionnels avec beaucoup de savoir faire et de connaissances internes à l’entreprise.
Un vrai rôle d’un D&IM et non de repasser le sujet à un jeune community manager stagiaire, parce qu’il est jeune et qu’il comprend Facebook dans sa vie privée.

 

Tout cela coûte cher et l’on voit ces réponses différentes à cette même question apparaître dans un secteur.


Retour aux basiques : quel projet, quel coût et quel bénéfices ?

 

Jean Louis de LA SALLE
Consultant
Vice-Président XPlor