Archives mensuelles : avril 2013

Une insuffisance documentaire à 20 Milliards

Les membres de la fiD&IM ne cessent de menacer les entreprises des pires abominations – J lorsque leurs documents ne sont pas gérés avec méthode et précision et ce grâce à un D&IM. Certains d’entre vous nous regardent d’un air poli mais un peu las. Il y a tant à  faire, juste trop de priorités……

 

image Je suis désolé mais la réalité a rattrapé ceux qui n’ont pas été attentifs. Ils auraient du regarder le dernier jugement du Tribunal de Nanterre en date du 8 février. Le litige oppose le Conseil Général de la Seine St Denis (CG93)  et la banque Dexia sur le sujet bien connu des emprunts structurés, dits toxiques. Ce jugement est l’un des premiers et peut faire référence jurisprudentielle pour l’ensemble de ces prêts à de très nombreuses collectivités locales.

 

Les faits : Dexia a prêté de l’argent au CG93 et le processus est le suivant comme dans de nombreuses salles de marché: accord au téléphone, fax de confirmation à la suite et validation par un contrat formel plus tard.

 

image CG93, lorsque les taux se sont retournés, a attaqué DEXIA pour dénouer ces prêts devenus toxiques. CG93 a plaidé au fond son manque de connaissance et sa non compréhension des risques. Le tribunal l’a entièrement débouté car il a estimé que CG93 était un opérateur sophistiqué comprenant très bien les mécanismes en jeu. L’obligation de conseil de Dexia n’est pas prise en défaut.

 

Mais coup de tonnerre, le tribunal a jugé que le fax de confirmation ne faisait pas mention (pourtant obligatoire) du TEG (Taux effectif global) et que cela n’annulait pas le prêt (cf. paragraphe ci dessus) mais entraînait l’application du taux légal soit 2,75% en ce moment. Là, on est dans le processus documentaire pur et dur.

 

Si ce jugement est maintenu en appel, on estime que le dommage à la place, au niveau national, est de l’ordre de 20 MILLIARDS d’EUROS.

 

Dexia et toutes les banques prêteuses sont sur les dents car la provision à passer est colossale. Ce jugement sera très politique; d’un côté les collectivités locales menées par l’ancien Président du CG93 devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale et ce juste avant des municipales en 2014  et de l’autre Dexia (nationalisée depuis, donc l’Etat soit 10Mds d’euros) et certaines banques telle la Société Générale.

 

Quelque soit le résultat final, une erreur documentaire, somme toute simple à éviter, va coûter au pire une vingtaine de milliards et au mieux une somme coquette de frais d’avocat et de mauvaise réputation. Il y avait tant à  faire, juste trop de priorités……

Jean Louis de La Salle
Président fi-D&IM
Président, AUREA Performance SAS

Publicités

Papier: Une espèce en disparition ?

image En ce mois d’Avril, Adobe a choisi de nous expliquer, étude à l’appui, que le papier n’est plus la panacée comparativement au numérique et ses technologies.

Les inconvénients du papier sont pointées du doigt:
– Risques de pertes;
– Sécurité et confiance faibles;
– Stockage difficile;
– Coûts élevés;
– …
image En revanche, les vertus du numérique sont mises en évidence:
– Rend plus efficace et productif;
– Simplifie les processus de travail;
– Réduit les coûts;
– Facilite la gestion des documents;
– …
Et, cerises sur le gâteau… l’étude met en relief deux arguments fortement valorisés par les répondants à l’étude:
– 72% admette que le numérique permet de travail dans un environnement plus green,
– 68% disent être plus attirés par une entreprise qui met plutôt en œuvre le numérique.
Les D&IM se feront eux-même leur idée en consultant l’étude en cliquant
ici.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur des Offres de Services Ricoh

DOCUMATION 2013

 Les 20 et 21 mars s’est tenu la 19ème édition du Salon Documation où les membres de la fiD&IM ont animé la conférence plénière du mercredi 21.
imageL’activité du salon a semblé satisfaisante mais le climat des investissements est assez morose; les entreprises clientes semblent un peu tétanisées par la stagnation économique qui dure et semblent avoir du mal à faire avancer leurs organisations.
Beaucoup de restructurations ont été menées où les équipes qui restent sont « minces ». Or, mener un projet documentaire nécessite connaissances techniques (que l’ont peut assez facilement externaliser) et connaissances métier et de l’organisation (qui sont internes donc rares par le nombre et par la qualité car il faut une bonne vue d’ensemble des processus). Tout ceci nous inquiète quant à la pérennité économique d’un secteur (multiplicité des acteurs, lenteur des décisions, faible volume des projets, etc..) qui devrait pourtant être clé dans le retour de la France vers une compétitivité retrouvée.

L’offre technologique reste riche et cela donnait un caractère un peu hétérogène à notre table ronde. On y abordait la mobilité, la connectivité permanente, les réseaux sociaux internes et externes. Trait français, l’organisation , sur la demande de ses analyses du visitorat, nous avait demandé de traiter plutôt sous l’angle des inquiétudes (sécurité, confidentialité) et moins des bénéfices à en attendre (productivité, coûts et agilité).

Nous avons eu le plaisir d’animer une session avec des intervenants utilisateurs ou ayant une vue concrète du métier et qui ont donné de façon explicite les clés du succès de tels projets:

  • Un sponsoring actif au niveau de la DG qui doit montrer l’exemple en utilisant les outils;
  • Une intégration dans les processus métiers qui apporte aux utilisateurs du concret (les tâches existantes doivent êtres rendues plus simples, plus faciles, plus rapides, etc…..);
  • Absence d’effet d’annonce vague;
  • Accompagnement important;
  • Refus des outils « en plus » et sans utilité métier concrète qui sont abandonnés rapidement.

Les débats ont ensuite mis en évidence l’évolutions des technologies du numérique au service de l’entreprise et finalement relativisé l’évolution des comportements que les D&IM doivent accompagner inévitablement.

Jean Louis de La Salle
Président fi-D&IM
Président, AUREA Performance SAS