La sous-traitance multiple du Cloud


image Avec la prolifération des services Cloud, beaucoup d’intervenants en entreprise se sont rendus compte, au delà du discours commercial lénifiant des prestataires, que la localisation des données, ou plutôt sa non prise en compte, pouvait faire commettre à l’entreprise des imprudences voire des infractions.
On a beaucoup parlé récemment du gouvernement français qui comptait mettre en place une solution de partage de fichiers dans le Cloud d’excellente qualité et très connue et d’origine américaine. Mais on n’avait pas pris en compte que le Patriot Act autorise l’administration US à lire les fichiers de cette nature. Cela aurait été dommageable en cas de négociation internationale.

Il est essentiel, et pour nous le D&IM est le seul légitime avec cette vue à 360°pour aider l’entreprise à « être bien dans son Cloud ».

Il n’y a aucune raison que les entreprises ne profitent pas de l’avantage compétitif du Cloud (avec tous les avantages connus soit prix, disponibilité, flexibilité, mobilité et sécurité) mais il y a une cartographie à créer:
Angle 1: Quelle architecture technique ? Quels prestataires ? Où sont les sauvegardes ? Ai je besoin d’un service 24/24 dans le monde entier ?
Angle 2: Quel document ? Quelle législation s’applique ? Qui peut y avoir accès ? (Et cela inclut absolument administrateur, fournisseur de la solution, autorités de pays tiers, etc.)
Et la cartographie finale est la superposition de ces deux cartes, comme les cartes d’une chasse au trésor qui, superposées, vous révèlent le lieu où vous devez vous rendre.

Le document que je viens de lire « la sous-traitance cachée dans le Cloud » rappelle que le Cloud est par nature un ensemble complexe de sous-traitance où chacun apporte sa valeur (logicielle, infrastructure, Telecom, etc.) et que tout ceci est maillé plutôt trois fois qu’une pour être sécurisé contre les interruptions de service ou les catastrophes naturelles (redondance). Avec quelques surprises où la redondance n’est pas celle que l’on croyait.
Donc la complexité est forte avec de nombreuses interactions et cette cartographie est loin d’être simple.

Pour conclure, je vous rappelle que cette situation n’est pas figée dans le temps. La photo statique au moment de l’ébauche du contrat n’est pas du tout adaptée. Il faut pouvoir manier cela de façon dynamique et ne guère compter sur la cascade de fournisseurs pour vous tenir informés. Vous devez le demander dans vos contrats mais aussi auditer vos prestataires. Pour cela on n’est jamais mieux servi que par soi même…. ou par un D&IM conscient des enjeux.

Jean Louis de La Salle
Président fi-D&IM
Président, AUREA Performance SAS

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