Archives de Catégorie: Avis / Opinion

DOCUMATION 2015 en Conférences vidéo

Documation - Arbre Cette année encore, les visiteurs de DOCUMATION ont pu visiter des nombeux stands et bénéficier de conférences fort intéressantes. Je vous propose ici une sélection de six conférences qui couvrent tous les aspects de la Transformation Numérique au coeur des préoccupations des organisations:
– Introduction sur la transformation numérique;
– Importance de la Gouvernance de l’information dans cette transformation;
– L’outil Records Management pour servir la Gouvernance de l’information;
– Les principes et règles de conservation ou pas des informations;
– La dématérialisation des processus au delà des informations et
– pour terminer avec la gestion des contenus riches pour améliorer l’expérience client.

Documation - TN   Documation - IG Documation - RM  Documation - IN a conserver Documation - BPM   Documation - Contenus riches

La richesses de ces vidéos vous poussera à les partager dans votre organisation afin que vos collègues, vos managers, vos partenanires,… soient vos meilleurs sponsors.

Jean-Pierre BLANGER
Ricoh France – Xplor – ADSG

Retour aux fondamentaux ?

Les Français sont connus pour être un peuple qui aime discuter, se critiquer, pinailler : on en a eu quelques séquences récemment qui ont parfois tourné à l’hystérie.
C’en fut au point qu’un hebdomadaire d’actualités a titré en première de couverture : Du CALME !

Je ne peux m’empêcher de mettre cela en relation avec l’épidémie de burn‐out ou épuisement numérique qui atteindrait certaines populations. Ainsi en Allemagne 13 millions de salariés souffriraient de ce syndrome. Du coup, nombre de grandes sociétés allemandes règlementent l’accès de leurs salariés à leurs messageries professionnelles pour essayer de le limiter.

Je n’ai pas de conseils psycho‐médicaux à donner, par contre j’en ai un d’un autre ordre : faites une bonne cure de lecture, de préférence sur papier. Vous vous détacherez un peu des 6 ou 7 écrans qui peuplent vos bureaux, vos poches, vos mallettes, vos domiciles, et vous pourrez tester l’adage anglo-saxon qui nous dit : « Paper speaks to us quietly. »

Vous aurez alors un choix très large de lectures possibles : un document publicitaire, un catalogue, un journal, un magazine d’actualité, un magasine spécialisé, un mook, un roman, une biographie, un atlas, un livre d’histoire ou d’histoires, un livre de prières, un livre de cuisine, un livre d’art, un album photos, etc, etc, etc….

Et ne tombez pas dans le piège de ceux qui vont vous dire que c’est ringard, pas moderne : faire du papier et l’imprimer fait appel aux technologies les plus modernes (une bonne vingtaine). L’imprimé actuel est tout aussi moderne qu’un Airbus…

Mais qu’est ce que lire ?
Abrité à la cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette,
il y a un laboratoire qui mesure les processus d’attention à partir des mouvements de l’œil et qui les corrèle avec l’activation des zones du cerveau. Son directeur scientifique s’appelle Thierry Baccino.

Que nous dit‐il de la lecture ?
L’acte de lire se déroule en 3 phases : détection des lettres, identification des mots, compréhension
des textes…
Seule une zone du cerveau située dans l’hémisphère gauche est capable d’assurer la reconnaissance
des mots écrits.
En plus notre cerveau n’a pas changé depuis les Babyloniens, ses capacités de perception, de
mémorisation sont les mêmes.
La différence avec non seulement les Babyloniens, mais même nos ancêtres proches, est que nous disposons de beaucoup plus d’informations, de connaissances, d’outils d’indexation et de
récupération des données.
Cela aide‐t‐il à lire ? Probablement pas : toutes les études récentes de psychologie cognitive qui analysent les mouvements de l’œil montrent combien la lecture papier permet à l’œil et donc au cerveau de mieux fixer les textes présentés, grâce à la stabilité du texte, grâce aux possibilités de retours rapides sur les mots déjà vus. Pour bien lire, le cerveau utilise aussi une mémoire spatiale
que le numérique n’assure pas.

En plus, pour bien comprendre un texte, il faut nous appuyer sur notre mémoire qui permet une projection de nos connaissances sur le texte lu.
Déléguer à des moteurs de recherche n’aide probablement pas à construire cette mémoire, d’où des difficultés supplémentaires à construire sa propre mémoire, donc à bien comprendre ce que l’on est
amené à lire.

Dans un document imprimé, l’auteur a aménagé un chemin de lecture vers la compréhension la plus simple et la plus cohérente de son texte. Dans l’hypertexte, le lecteur commence par prendre le même chemin, mais les sollicitations extérieures peuvent facilement le détourner du cheminement proposé, et rendre le message plus difficile à lire ! On appelle cela la désorientation cognitive.

Lire et chercher le plus rapidement possible une information n’occupent pas les mêmes zones cérébrales et, l’on sait que notre cerveau ne sait bien faire qu’une tâche à la fois, d’où un risque de surcharge cognitive…

J’ajouterai ceci à ces remarques : si l’on pousse la réflexion un peu plus, c’est la capacité à raisonner qui est en danger : le web en nous sollicitant en permanence risque de nous mener à un certain vagabondage numérique. Le mimétisme risque de remplacer le raisonnement.

L’imprimé essaie lui de nous ramener à l’origine de tout raisonnement.

Les tablettes, les liseuses ont amené des progrès dans leurs possibilités de lecture profonde, mais on ne manquera de remarquer que ces progrès ont comme objectif de (re) copier le papier imprimé. Ils n’y arrivent pas encore complètement, et cela montre bien à quel point celui‐ci reste pour le moment et quelque temps encore, la référence pour une lecture réellement complète, profonde, au service de la pensée humaine.

Ces réflexions basées sur des observations scientifiques ne remettent pas en question la complémentarité à construire entre les différents supports, mais en même temps, elles contiennent une forme de mise en garde à tous ceux qui poussés par certains industriels pressés et pressants veulent un peu vite faire table rase du passé…

Jacques de Rotalier
Consultant Média Imprimé

Google Glass pour les D&IM

J’ai essayé les Google Glass. Une expérience surprenante.

image Je porte des lunettes et j’ai donc porté deux paires de lunette en même temps.Les Google Glass ne sont pas lourdes même si on ne risque pas de les oublier après quelques heures. L’écran situé un peu en hauteur est parfaitement lisible et amusant. Il est clair qu’au début on préfère rester immobile car l’attention est clairement attirée par l’affichage. Mais, après quelques minutes les Google Glass deviennent rapidement un outil.

Après avoir pris quelques photos, d’excellente qualité d’ailleurs, et après avoir effectué quelques recherches de définition, de restaurant ou de localisation, on a envie d’aller vivre de nouvelles aventures:
– Surprendre ses interlocuteurs avec une paire de lunettes peu commune,
– Montrer combien il est facile d’en savoir plus et surtout plus vite, sur tel ou tel sujet de conversation en posant une simple question aux Google Glass,
– Ecouter un texte ou de la musique sans écouteur dans les oreilles (même si la qualité sonore est correcte sans plus),
– Se promener et se laisser guider sur le chemin,
-…
Très vite on comprend que les lunettes constituent un outil d’intelligence artificielle qui étend les capacités du cerveau par une interface d’accès à internet d’un usage incroyablement intuitif.

Ensuite, on se met rapidement à rêver à de nombreuses applications et notamment pour les D&IM:
– L’affichage de références bibliographiques sur simple demande,
– L’affichage d’un plan de classement de documents alors que l’on a le document en main,
– La recherche de textes et documents similaires en toute simplicité,
– L’accès à la liste de documents associés,
– L”affichage d’alerte,
– La capture d’information en cours de lecture,
– Le classement et l’association de mots clés à la volée,
– …
ainsi que toutes les applications auxquelles vous même vous pensez à l’instant.

Dans quelques années, tout pousse à croire que nous ne pourrons pas nous passer des Google Glass ou de leurs équivalentes. Les D&IM doivent donc s’y intéresser car 2014, sera une nouvelle année clé dans l’évolution des technologies numériques au service de leur métier.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-Président fi-D&IM
Directeur des Offres de Services Ricoh

Toutes les news en ligne pour les D&IM !

Une revue de presse est régulièrement publiée par les soins de la fi-D&IM pour réunir les news les plus pertinentes à destination des Document & Information Manager.

Plusieurs gisements de publications sont mis en œuvre mais le plus facilement consultable quel que soit votre équipement est certainement: http://dimanager.tumblr.com/:image
ou encore sur écran de PC ou Mac, http://www.scoop.it/t/fidim :
image 
Alors n’hésitez pas consultez régulièrement le site de publication et faites nous part de vos réactions.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-Président fi-D&IM
Directeur des Offres de Services Ricoh

Une insuffisance documentaire à 20 Milliards

Les membres de la fiD&IM ne cessent de menacer les entreprises des pires abominations – J lorsque leurs documents ne sont pas gérés avec méthode et précision et ce grâce à un D&IM. Certains d’entre vous nous regardent d’un air poli mais un peu las. Il y a tant à  faire, juste trop de priorités……

 

image Je suis désolé mais la réalité a rattrapé ceux qui n’ont pas été attentifs. Ils auraient du regarder le dernier jugement du Tribunal de Nanterre en date du 8 février. Le litige oppose le Conseil Général de la Seine St Denis (CG93)  et la banque Dexia sur le sujet bien connu des emprunts structurés, dits toxiques. Ce jugement est l’un des premiers et peut faire référence jurisprudentielle pour l’ensemble de ces prêts à de très nombreuses collectivités locales.

 

Les faits : Dexia a prêté de l’argent au CG93 et le processus est le suivant comme dans de nombreuses salles de marché: accord au téléphone, fax de confirmation à la suite et validation par un contrat formel plus tard.

 

image CG93, lorsque les taux se sont retournés, a attaqué DEXIA pour dénouer ces prêts devenus toxiques. CG93 a plaidé au fond son manque de connaissance et sa non compréhension des risques. Le tribunal l’a entièrement débouté car il a estimé que CG93 était un opérateur sophistiqué comprenant très bien les mécanismes en jeu. L’obligation de conseil de Dexia n’est pas prise en défaut.

 

Mais coup de tonnerre, le tribunal a jugé que le fax de confirmation ne faisait pas mention (pourtant obligatoire) du TEG (Taux effectif global) et que cela n’annulait pas le prêt (cf. paragraphe ci dessus) mais entraînait l’application du taux légal soit 2,75% en ce moment. Là, on est dans le processus documentaire pur et dur.

 

Si ce jugement est maintenu en appel, on estime que le dommage à la place, au niveau national, est de l’ordre de 20 MILLIARDS d’EUROS.

 

Dexia et toutes les banques prêteuses sont sur les dents car la provision à passer est colossale. Ce jugement sera très politique; d’un côté les collectivités locales menées par l’ancien Président du CG93 devenu depuis Président de l’Assemblée Nationale et ce juste avant des municipales en 2014  et de l’autre Dexia (nationalisée depuis, donc l’Etat soit 10Mds d’euros) et certaines banques telle la Société Générale.

 

Quelque soit le résultat final, une erreur documentaire, somme toute simple à éviter, va coûter au pire une vingtaine de milliards et au mieux une somme coquette de frais d’avocat et de mauvaise réputation. Il y avait tant à  faire, juste trop de priorités……

Jean Louis de La Salle
Président fi-D&IM
Président, AUREA Performance SAS

Productivité : le secours de Saint François de Sales

 Tout le monde gémit sur la crise; bon moyen pour l’aggraver !
imagePolitiques ou économiques, les méls négatifs qui inondent nos boites-méls; stupide et contraire à toute quête d’amélioration des situations et des personnes. Fissa et par de justes questions, voyons ce qui est à porté de main pour recouvrer moral et croissance.

Transformez-vous vos succès en performance immédiate ?
Hier soir, l’émission « Danse avec les stars » a été déclarée N°1 mondial du Tweet !
La gouvernance de TF1 était-elle organisée pour transformer ce formidable succès en facteur de performance appréciable au niveau du compte d’exploitation ?
– Ca m’étonnerait.
– Pourquoi ?
Faute de Gouvernance Documentaire & Information !

Qui, dans l’entreprise, prend la peine d’organiser la réflexion pour que les technologies (Big data, Tweet, etc.) soient abordées sous l’angle vertueux des comportements humains ?
– Pas ceux des barons mais ceux qui, là où ils sont (collaborateurs, clients, …), vont bénéficier de la technologie mise en œuvre pour améliorer la performance du service et de l’entreprise.

En quoi une technologie modifie-t-telle les comportements utilisateurs et décisionnels ?
La Gouvernance Documentaire regarde devant: qu’apporte(-ra) cette ‘techno’ dans mes métiers et vis-à-vis de ma clientèle pour améliorer mon compte d’exploitation ?
Telle que posée ici, la question dépasse évidemment la responsabilité des opérationnels dont le rôle est plutôt de mettre en œuvre la stratégie que de la faire.
La gouvernance documentaire, responsabilité du D&IM, couvre horizontalement l’ensemble de cette réflexion pour percevoir les conséquences comportementales favorables au développement de l’entreprise et ce faisant, élaborer une stratégie et veiller – en gardant le cap – à ce que sa mise en œuvre soit adaptée aux changements qu’elle provoque elle-même. 

Le Time sharing et l’ASP (Application Software Provider) n’ont pas émergé. En sera-t-il de même du SaaS ? A moins que le D&IM ne s’en mêle pour l’aborder avec une réelle hauteur de vue, le succès ne sera pas au rendez-vous; et le pinceau ne fait pas l’artiste. Il faut donc prendre la dimension stratégique du SaaS et l’envisager sous l’angle du comportement humain à chaque niveau: processus, protection du patrimoine, conformité réglementaire, intelligence économique, … avantage-client, développement de nouvelles offres, prise de possession de nouveaux marchés.
A ne pas y travailler, point de salut ! Ce devrait être le travail de la DG  mais chacun sait qu’elle est de plus en plus absorbée par le court terme.
 
image« Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire »  dicte François de Sales !

Les technologies existent et se multiplient. Les énergies existent et se multiplient aussi. Alors il faut impérativement consacrer du temps à les canaliser utilement.

Si vous pensez que votre emploi du temps ne vous permet pas de gérer cette priorité vitale, confiez-là à un consultant dont vous êtes certain qu’il a la dimension d’un D&IM, lequel doit avoir compris que c’est le comportement des individus qui fait, finalement, toujours la différence.

Philippe Blot-Lefevre
Vice Président de la fi-D&IM
Coaching de la Gouvernance

règles et process : oui, mon référentiel !

image Un article d’Archimag nous en dis plus sur l’importance du référentiel auquel la fi-D&IM accorde beaucoup de valeur.

La mise en place de règles et de processus clairs, répondant au périmètre et aux objectifs d’un plan de gouvernance documentaire établi en amont est indispensable.

image Philippe Blot-Lefèvre, vice-président de la Fédération internationale des D&IM (fi-D&IM), évoque la nécessité d’un tel référentiel:
« Lorsque nous avons créé la fi-D&IM, nous sommes partis d’une question simple : qui est le porteur d’une conformité réglementaire ? C’est le document. Et qui en est le responsable ? C’est celui qui l’écrit, le signe, l’envoie, l’archive… Bref, tout le monde. Et si tout le monde est responsable, alors personne ne l’est vraiment.
Une telle situation risque d’entraîner une situation de dominos sur les responsabilités. Et plus cette responsabilité est retardée, plus elle risque de coûter cher
».
C’est pourquoi tout référentiel de conservation doit passer par un plan de classement, lequel trie et ordonne l’ensemble
des documents selon leur provenance (liée à l’activité) et la responsabilité qu’ils tracent.

« Une bonne gouvernance passe par un positionnement de ces six modules dans l’organisation et au sein même de ses différents services, poursuit Philippe Blot-
Lefèvre, car un document fonctionnel lié aux ressources humaines sera différent, par exemple, d’un document fonctionnel concernant la relation client
».


Philippe BLOT-LEFEVRE
Risk Manager de l’Information

La gouvernance de l’information, un nouveau facteur de compétitivité

Un article de 01 Business & Technologies du 08/11/2012

AVIS D’EXPERT
imageJean-Pierre Blanger, vice-président de la Fédération internationale des Documents & Information Managers:

imageLa gouvernance documentaire a des conséquences importantes sur les entreprises . Un livre blanc , réalisé par IDC pour Ricoh en septembre dernier, quantifie les enjeux. Selon ses conclusions, l’optimisation des processus métier documentaires peut améliorer le chiffre d’affaires de 10% en moyenne. Elle permet aussi de raccourcir le cycle de mise sur le marché de produits.

Les processus documentaires ne doivent plus être seulement vus comme administratifs et internes. Car ils concernent également la relation client. Une meilleure gestion offre donc des possibilités de croissance”.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur des Offres de Services Ricoh

Handmade Type

Nous sommes sûr que les D&IM apprécieront le travail de Tien-Min Liao, artiste qui s’amuse de la typographie:
437ae6eb734ce61511b4821b7eb9683e
Pour en voir plus visiter ce site.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

Erik Orsenna

Sur la route du papierNotre académicien préféré a sorti son livre « Sur la route du papier » chez Stock.

Avoir pu le croiser lors de sa quête d’informations a été un plaisir : c’est un homme gai, son oeil pétille, sa gourmandise des faits et des gens le rend fort sympathique.
Sa formation d’économiste, spécialiste des matières premières, le rend légitime pour voyager dans les mondes du papier.

J’en ai retenu plusieurs choses:
Il a souffert en Asie : poussières de sable et de pollution en Chine, rencontre du (dernier ?) papetier qui ne semble pas (encore ?) conscient de la déforestation ; en Inde le sentiment est plus mitigé, car il a eu de vraies rencontres humaines, et une vraie surprise technologique. Au Japon, l’histoire de Sadako, après Hiroshima, est très dure, et très belle.
Il a adoré le Brésil (pays qui a la niaque !) où il a pu constater de visu que les grands papetiers du pays ont fait des progrès énormes pour intégrer leur démarche dans l’économie verte et circulaire moderne. Il a en plus bien argumenté pour dé diaboliser un arbre longtemps objet d’attaques injustes : l’eucalyptus.
Il aime bien l’Europe, même quand il y fait froid, mais le froid peut aider (le soir au coin du feu) à d’authentiques échanges. Pour ce qui concerne notre pays, il a bien compris nos atouts : la forêt, et la recherche, mais aussi nos faiblesses (désindustrialisation excessive, recyclage encore insuffisant dans les papiers graphiques).

Le tout fait un livre plein d’empathie pour les acteurs d’un métier très ancien, à la racine de la matière et des cultures, et qui doit se renouveler une nouvelle fois face et avec des technologies qui permettent réactivité et plus grande ouverture au monde.

Le papier, l’imprimé, sauront à nouveau imaginer leurs atouts : l’imprimé reste le seul média physique, rien de tel pour stimuler l’imagination.

Jacques de Rotalier
Analyste Média Imprimé

Comment évaluer une évaluation ?

imageWWF et Riposte verte, associations environnementales viennent de sortir leur évaluation de la « politique papier » d’un certain nombre d’organismes  administratifs nationaux ou régionaux français.  L’étude s’appelle PAP 50 (version 2012).
Cette politique est évaluée à l’aune de  certains critères du Grenelle de l’Environnement : en fait, surtout le développement du recyclage des papiers de bureau dans ces entités administratives.
L’objectif est louable quand on sait que les papiers graphiques sont encore insuffisamment recyclés par rapport au carton ou au papier journal, par exemple.
Néanmoins, on peut se poser quelques questions sur les résultats obtenus quand on sait que seulement 25 des 50 organismes ont répondu à l’enquête, les autres ont été évalués sur des données prises sur Internet ! 
Et quand on voit que l’Ademe n’a pas répondu on peut se poser des questions sur la méthode employée ! (Entre nous, l’Ademe est  un organisme  exemplaire, celui qui  a fait le plus avancer les industriels, dont les papetiers,  sur toutes les problématiques environnementales).

On nous propose comme critères objectifs : la politique papier, la consommation, la politique achats, le recyclage, la coopération, mélange de données chiffrées et de ressenti,  comme on dit, par ailleurs.
Enfin l’objectif proposé à court terme est totalement irréaliste : passer de 20  à 60 % de papiers recyclés dans le papier de bureau dans un délai court va d’autant plus favoriser l’importation de ces papiers que deux de nos unités françaises (Vertaris et Alizay) sont en grande difficulté.
Appuyer trop vite sur l’accélérateur du recyclé dans les papiers de bureau va créer deux phénomènes doublement pénalisant pour l’industrie française : développer encore plus l’exportation française (vers la Chine, entre autres)  de papiers récupérés, renforcer l’importation de papiers finis et recyclés.

Nous sommes là en plein paradoxe de la désindustrialisation française !

Cela ne veut donc pas dire qu’il ne faille pas sensibiliser au recyclage et le développer, mais il faut être aussi attentif aux effets pervers d’objectifs définis hâtivement et qui ne tiennent pas assez compte de la réalité industrielle actuelle.
Il faut donc ouvrir le spectre des efforts :   imposer   les certifications, et,  moins gaspiller. Et, là tous les grands  constructeurs dédiés à  la bureautique et à l’éditique ont des chiffres de meilleure utilisation de l’impression.

A suivre donc.

Jacques de Rotalier
Analyste Média Imprimé.

Enquête: Pratiques et usages de l’information Pro

Consent: Prononcez-vous !

clip_image002Lisez-vous (jamais/quelque-fois/toujours) les conditions d’admission des sites communautaires et autres réseaux sociaux ?
Etudiez-vous les conditions contractuelles proposées par les sites marchands ?
Vérifiez-vous l’existence juridique d’un organisme derrière ces sites ? Et l’engagement de confidentialité du site sur lequel vous ou vos collaborateurs déposez annonces, offres de services et CV ?
Savez-vous quelle utilisation (exhaustive) sera faite de vos données, de votre adresse IP (chopée à votre insu) ?
Avez-vous lu et quelle est la durée des accords « conclus » ; lorsqu’ils le sont ?
Etes-vous vigilant à l’httpS lorsque vous payez en ligne ?

Le D&IM de votre entreprise a-t-il informé et mis en place une stratégie de gestion des cookies de traçage des visites de sites web ?

clip_image004CONSENT est le plus important investissement de l’UE pour la recherche de solutions de nature à protéger le sentiment vie privée et les consentements (interindividuels) indispensables à établir cette confiance sans laquelle aucune affaire n’est, sinon possible, durable entre les utilisateurs.
La démarche de CONSENT m’apparait comme tardive mais il faut s’en réjouir tant la sophistication des outils informatiques et des processus, devenus planétaires, l’a rendue nécessaire.
CONSENT lance une enquête qui vous intéresse à trois égards :
– ses résultats permettront aux politiques et aux juristes de refonder les « règles du jeu » d’un système numérique et planétaire d’information ; et qui dit règle du jeu dit consentement;
répondre au questionnaire CONSENT, c’est investir 15 minutes à son éveil d’internaute, et c’est apprendre à se protéger de malveillances dont le retard des conséquences n’aura sans doute d’égal que la gravité;
– C’est un outil pour le D&IM et sa réflexion,
alors
D&IM, répondez !!!   Au fait, l’enquête CONSENT est anonymisée.

Philippe BLOT-LEFEVRE
HUB2B
Membre de l’Académie de l’IE
Consultant DLM (Digital Legal Management)

Facebook contre Google+, quel choix pour les entreprises ? Le D&IM

Cet été la High-Tech a été une fois de plus en ébullition. Au delà des traditionnelles Fusions et Acquisitions dans un monde changeant rapidement, cela a été l’occasion de voir des stratégies documentaires online opposées se dessiner à l’intérieur d’un même métier.

La preuve qu’il n’existe pas de réponse unique à un problème de business donné et que la technologie n’est qu’une fraction de l’affaire.

Ce qui a déclenché ce tohubohu est l’annonce de Google+ et de ses cercles concentriques qui protégeraient « mieux » que Facebook les données et consultations des internautes utilisant Facebook;

Cette concurrence entre les deux géants de la High-tech et des réseaux sociaux veut dire qu’il va falloir faire des choix.

 

Point de départ, une lecture durant l’été d’un blog  

Le mois d’Août a vu l’avènement du nouveau service Google +, qui se veut être la réponse de Google à Facebook.
Et à la mi-Août, un autre évènement est venu perturber l’activité des laboratoires pharmaceutiques sur Facebook : Facebook a enlevé le système de blocage des commentaires  sur les pages fan des laboratoires, sous le prétexte de favoriser un dialogue authentique avec les marques.
Ce changement a mis les laboratoires dans une position très délicate : d’abord vis-à-vis de la règlementation concernant la communication médicale avec le public, très stricte en la matière, mais surtout par le fait que le contrôle 24h/24 des pages s’impose désormais, avec les investissements que cela implique.

Des pages sans commentaires peuvent encore être ouvertes, mais elles ne concernent qu’un médicament, et non le laboratoire.
Les laboratoires ont dû gérer rapidement les conséquences de ces changements.
Ainsi, Novartis a purement et simplement fermé sa page Facebook.
Pfizer, qui s’était fait hacker son compte à la fin du mois de Juillet, explique en détail les conditions de modération des commentaires. Le laboratoire semble hésiter à poursuivre son engagement. Il est vrai que le laboratoire est le plus actif avec plus de 31000 fans, il doit y avoir du travail pour le community manager !!!
Boehringer  et Johnson & Johnson réaffirment, eux, leur engagement à communiquer avec les patients. La démarche de Boehringer semble davantage être couronnée de succès en termes de nombre de commentaires. Les chiffres exacts sont disponibles (en anglais) sur le blog Whydot Pharma.
La question, pour les laboratoires pharmaceutiques, est maintenant : doit-on rester ou se désengager de Facebook ? Les investissements déjà réalisés pour concrétiser la présence du laboratoire sur Facebook valent-ils vraiment-ils la peine d’être poursuivis face à la versatilité de Facebook, qui change unilatéralement du jour au lendemain les conditions d’utilisation ? D’un autre côté, un désengagement signe une perte sèche des sommes déjà investies…

Dans ce contexte, Google + n’apporte-t-il pas aux laboratoires le moyen de poursuivre le travail commencé pour constituer et animer une communauté dans un cadre plus stable, que le système des cercles permet de contrôler plus facilement ? Google + sera-t-il pérenne, ou finira-t-il comme Wave ? Dans ce cas, la bascule vers Google vaut-elle la peine d’être tentée ?

Du point de vue du D&IM, on proposerait d’approcher le problème ainsi:

En partant du principe qu’une une entreprise est présente sur un réseau social pour des raisons propres à son activité et non pour « se faire plaisir »

 On voit rapidement que toute présence sur un réseau A ou B a des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien mettre en lumière.

ET il faut parvenir à la conclusion de ne pas participer si les inconvénients l’emportent sur les avantages (nous incluons bien sûr que ne pas communiquer peut être perçu comme un inconvénient en termes d’image)

 ET puis il y a la complexité du secteur et interne à l’entreprise; mon propos se veut plus large que la pharmacie et s’applique à toutes les professions réglementées (banque, assurances, etc…)


1/ Un problème de Marketing et Communication très complexe, car il y a un triangle de communication qui a du mal à se stabiliser entre clients, autorités de réglementation et industrie

·         Le client est raisonnable quand il n’est pas hautement concerné mais hautement agressif si un achat se passe mal. On quitte la sphère du raisonnable pour une émotion exacerbée et les tendances à crier au complot apparaissent rapidement online

·         Les autorités sont soumises au temps court de la réaction à chaud et ne veulent pas toujours assumer la paternité de leurs décisions en cherchant parfois un bouc émissaire.

·         L’industrie n’est pas toujours aussi claire et transparente que souhaitable.

 

2/ C’est hautement technique car il faut des D&IM et des prestataires capables de comprendre la différence entre un Facebook et un Google + et ce avec des changements à haute vitesse. Depuis la parution de ce blog, Facebook a adapté sa stratégie et changé ses conditions.

 

3/ La réglementation s’impose tout de même et à tous; les amendes pour non respect de la règle sont élevées. Par ailleurs toute multinationale vous dira que l’empilement de législations locales,nationales et supra nationales est très complexe à gérer. Vérité ici n’est pas Vérité là bas.

 

Conclusion : Communiquer via les réseaux sociaux ne saurait donc être que technique et sous-traité. Il faut des vrais professionnels avec beaucoup de savoir faire et de connaissances internes à l’entreprise.
Un vrai rôle d’un D&IM et non de repasser le sujet à un jeune community manager stagiaire, parce qu’il est jeune et qu’il comprend Facebook dans sa vie privée.

 

Tout cela coûte cher et l’on voit ces réponses différentes à cette même question apparaître dans un secteur.


Retour aux basiques : quel projet, quel coût et quel bénéfices ?

 

Jean Louis de LA SALLE
Consultant
Vice-Président XPlor

Vous avez dit: “Documestre” ?

Le blog: Les carnets de Michel Roberge fait le point sur la Gouvernance Documentaire et cite notamment la conclusion qui conduit à l’émergence nécessaire de la fonction D&IM.

Mais ce qui frappe dans cette conclusion c’est le nom du D&IM qui est donné à ce dernier: Le “Documestre” !

La pertinence du site de Michel Roberge n’est pas à démontrer autrement qu’en vous suggérant de lire les billets de son blog. Pourtant, une fois n’est pas coutume, c’est le passé cuturel du Québec qui nous séduira une fois encore par la pertinence cette fois de l’appellation de notre acteur préféré le D&IM. Nous qui au sein de notre groupe de travail, avons longuement cherché un équivalent français du Document & Information Manager, ne manquerons plus de signaler son synonyme… Le Documestre.

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged et Clusif
Directeur R&D Ricoh