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Productivité : le secours de Saint François de Sales

 Tout le monde gémit sur la crise; bon moyen pour l’aggraver !
imagePolitiques ou économiques, les méls négatifs qui inondent nos boites-méls; stupide et contraire à toute quête d’amélioration des situations et des personnes. Fissa et par de justes questions, voyons ce qui est à porté de main pour recouvrer moral et croissance.

Transformez-vous vos succès en performance immédiate ?
Hier soir, l’émission « Danse avec les stars » a été déclarée N°1 mondial du Tweet !
La gouvernance de TF1 était-elle organisée pour transformer ce formidable succès en facteur de performance appréciable au niveau du compte d’exploitation ?
– Ca m’étonnerait.
– Pourquoi ?
Faute de Gouvernance Documentaire & Information !

Qui, dans l’entreprise, prend la peine d’organiser la réflexion pour que les technologies (Big data, Tweet, etc.) soient abordées sous l’angle vertueux des comportements humains ?
– Pas ceux des barons mais ceux qui, là où ils sont (collaborateurs, clients, …), vont bénéficier de la technologie mise en œuvre pour améliorer la performance du service et de l’entreprise.

En quoi une technologie modifie-t-telle les comportements utilisateurs et décisionnels ?
La Gouvernance Documentaire regarde devant: qu’apporte(-ra) cette ‘techno’ dans mes métiers et vis-à-vis de ma clientèle pour améliorer mon compte d’exploitation ?
Telle que posée ici, la question dépasse évidemment la responsabilité des opérationnels dont le rôle est plutôt de mettre en œuvre la stratégie que de la faire.
La gouvernance documentaire, responsabilité du D&IM, couvre horizontalement l’ensemble de cette réflexion pour percevoir les conséquences comportementales favorables au développement de l’entreprise et ce faisant, élaborer une stratégie et veiller – en gardant le cap – à ce que sa mise en œuvre soit adaptée aux changements qu’elle provoque elle-même. 

Le Time sharing et l’ASP (Application Software Provider) n’ont pas émergé. En sera-t-il de même du SaaS ? A moins que le D&IM ne s’en mêle pour l’aborder avec une réelle hauteur de vue, le succès ne sera pas au rendez-vous; et le pinceau ne fait pas l’artiste. Il faut donc prendre la dimension stratégique du SaaS et l’envisager sous l’angle du comportement humain à chaque niveau: processus, protection du patrimoine, conformité réglementaire, intelligence économique, … avantage-client, développement de nouvelles offres, prise de possession de nouveaux marchés.
A ne pas y travailler, point de salut ! Ce devrait être le travail de la DG  mais chacun sait qu’elle est de plus en plus absorbée par le court terme.
 
image« Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire »  dicte François de Sales !

Les technologies existent et se multiplient. Les énergies existent et se multiplient aussi. Alors il faut impérativement consacrer du temps à les canaliser utilement.

Si vous pensez que votre emploi du temps ne vous permet pas de gérer cette priorité vitale, confiez-là à un consultant dont vous êtes certain qu’il a la dimension d’un D&IM, lequel doit avoir compris que c’est le comportement des individus qui fait, finalement, toujours la différence.

Philippe Blot-Lefevre
Vice Président de la fi-D&IM
Coaching de la Gouvernance

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D&IM et compétitivité

image Laurence Parisot, Clara Gaymar et Jacques Attali  sont intervenus au SOMMET PME-ETI*  qu’organisait la semaine dernière, le Groupe GE.

*  ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire). http://www.sommetpme-eti.fr/paris/about 

Je me propose de vous livrer, brutes, quelques-unes de mes notes orientées D&IM.

Culture générale
Les ETI pèsent 1/3 de l’économie française tandis qu’elle ne représentent qu’ 1,7% du nombre  des entreprises.
70% de celles qui sont des ETM, sont en croissance sur la base de 6 facteurs:
          1/ La qualité de l’équipe dirigeante (69%)
          2/ L’orientation-client (139%)
          3/ L’investissement dans des opportunités de croissance (135%)
          4/ les processus de croissance (136%)
          5/ Le développement à l’international  (65%)
          6/ La stratégies d’innovation (129%)

« On peut être mondial sans être une grande entreprise », déclare Clara Gaymar, présidente de GE-France qui finance de très  nombreuses entreprises.

Nous abordons la 3ème révolution industrielle
Pour réussir, il faut :
          Gérer la transition énergétique en intégrant la dimension du « durable » (donc de la couleur verte);
          Améliorer les technologies de l’information en rendant les réseaux plus intelligents;
          Augmenter l’ubiquité des systèmes d’information en ne confondant pas « informatique » et « utilisateur ».

L’économie du secteur quaternaire que nous découvrons doit :

          Préférer la logique du partage à celles

o    de la demande (et de la réponse à la demande)

o   De l’achat de produits

          Privilégier le paiement à l’usure et à la valeur d’usage

dans une logique de révolution copernicienne.

image Le profit doit découler de la relation et du service rendu à un client et d’économie du partage, quelle que soit la solution matérielle ou intellectuelle concernée.

 

Madame GAYMAR nous apostrophe sur les questions de la confiance et de la défiance en indiquant qu’il est urgent de commencer par l’un ou par l’autre !

Les grandes organisations se reconfigurent par rapport aux pays émergeants et aux technologies émergeantes, en grande partie grâce aux organismes financiers qui acceptent de les financer pour ce faire.

Je m’étonne et je regrette pour ma part, que la notion d’ « organisation émergeante » ne soit toujours pas prise en considération par ces mêmes financiers. Car nous le savons tous, ce n’est pas le pinceau qui fait le peintre. Les écoles ne peuvent former qu’à ce qui peut être enseigné et donc déjà connu et éprouvé. Ainsi n’est-il laissé aucune place à la créativité dont émane la reconfiguration entrepreneuriale. Prises à la gorge par les chiffres financiers, les gouvernances n’ont pas le temps de prendre de la hauteur de vue et nous l’avons dit : la solution à notre actualité mondiale n’est pas dans ce qui est enseigné mais bien dans la remise en cause des organisations existantes à la lumière de ce que les nouvelles technologies vont faire de l’activité de l’entreprise, de chacune de nos entreprises. Une thèse  très semblable a  été défendue par M. J.F. Phelizon, Directeur Général Adjoint de Saint-Gobain, dans une autre conférence qu’organisait l’Académie de l’Intelligence Economique, mardi dernier à l’Ecole Polytechnique.

 

image De l’intervention de la Présidente du MEDEF, j’écarte les questions d’actualité politique qui seraient ici hors sujet, Madame Parisot regrette l’inculture de nos dirigeants, politiques et en entreprise, entre la macro et la micro  économie. Cela ne s’apprend donc pas non plus à l’université ?

 

J’en viens au propos de Jacques Attali.

Parlant de croissance, M. Attali pose la triple question : Où ? Qui ? Quelle gouvernance ?

Prêchant pour une Fédération de l’Europe qui permettrait une meilleure personnalisation à tous les étages, M. Attali place le coaching de la gouvernance au sommet des priorités. Nos lecteurs auront compris comme je partage ce point de vue puisque seul le coaching permet de faire émaner de la gouvernance les germes qu’elle porte dans son sein. La gouvernance doit émaner d’elle-même à la lumière d’un coaching externe lui permettant, sans risque hiérarchique ni dogmatique, de se projeter dans le futur de l’entreprise et de son marché.

Refonder notre industrie telle qu’elle a été vécue hier, n’est en aucun cas la recommandation de M. Attali. L’avenir de la France est selon lui, dans une industrialisation de ses services. Et là, le D&IM joue incontournablement un rôle clé !

 

Et si nous nous comptions, histoire de voir si nous avons du temps devant  nous ?

 

Philippe Blot-Lefevre
Risk Manager de l’Information

D&IM et Gestion de crise

image Une crise est une opportunité de management du changement ; dans la douceur parce que – dans la compréhension des hommes – forcée par les circonstances.
La crise est un système explosif, une énergie qui divise les hommes.
Le D&IM transforme cette énergie centrifuge en énergie centripète de rassemblement des hommes sur l’objet commun de l’entreprise.
Les Documents & Informations apparaissent comme les éléments les plus communs de l’entreprise et ce qui souffrira le plus d’une réorganisation tel, par exemple, un déménagement. Inexact !
Ce sont les collaborateurs qui souffrent des dysfonctionnement de processus qui sont nécessaires à l’exécution de leur travail; lesquels processus reposent sur les Documents & Informations (D&I) qu’ils ont à échanger et partager.

Voici la trame méthodologique du D&IM

Objet
– Piloter les D&I (Documents et Informations) dans et entre chaque unité opérationnelle, et suivre les projets.
– Définir une politique
– Faire vivre

Choisir les outils
– Contrôler la mise en œuvre et l’efficacité

Focus 1 Focus 2 Focus 3
Fonctionnel
Patrimonial
Légal
Organisation
Technique
Juridique
Métiers de l’entreprise
Temps
Contexte

Contexte
Intégration au COMEX, donc très opérationnel

Les D&IM auront compris que cette trame doit être déclinée sur trois temps: l’avant-crise et son anticipation, pendant la crise et au retour à la normale.
De nombreuses exceptions d’habilitation sont à prendre en considération au cours de la crise . Ainsi appartient-il au D&IM d’anticiper l’évolution du rapport « rôle individuel – droit d’usage du document » au fur et à mesure du déroulement des trois phases.

Philippe BLOT-LEFEVRE
Risk Manager de l’Information