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D&IM et Gestion de crise

image Une crise est une opportunité de management du changement ; dans la douceur parce que – dans la compréhension des hommes – forcée par les circonstances.
La crise est un système explosif, une énergie qui divise les hommes.
Le D&IM transforme cette énergie centrifuge en énergie centripète de rassemblement des hommes sur l’objet commun de l’entreprise.
Les Documents & Informations apparaissent comme les éléments les plus communs de l’entreprise et ce qui souffrira le plus d’une réorganisation tel, par exemple, un déménagement. Inexact !
Ce sont les collaborateurs qui souffrent des dysfonctionnement de processus qui sont nécessaires à l’exécution de leur travail; lesquels processus reposent sur les Documents & Informations (D&I) qu’ils ont à échanger et partager.

Voici la trame méthodologique du D&IM

Objet
– Piloter les D&I (Documents et Informations) dans et entre chaque unité opérationnelle, et suivre les projets.
– Définir une politique
– Faire vivre

Choisir les outils
– Contrôler la mise en œuvre et l’efficacité

Focus 1 Focus 2 Focus 3
Fonctionnel
Patrimonial
Légal
Organisation
Technique
Juridique
Métiers de l’entreprise
Temps
Contexte

Contexte
Intégration au COMEX, donc très opérationnel

Les D&IM auront compris que cette trame doit être déclinée sur trois temps: l’avant-crise et son anticipation, pendant la crise et au retour à la normale.
De nombreuses exceptions d’habilitation sont à prendre en considération au cours de la crise . Ainsi appartient-il au D&IM d’anticiper l’évolution du rapport « rôle individuel – droit d’usage du document » au fur et à mesure du déroulement des trois phases.

Philippe BLOT-LEFEVRE
Risk Manager de l’Information

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Toujours plus de protection des données

 La Commission européenne s’engage de nouvelles propositions qu’elle soumet au parlement européen visant ainsi la publication et l’application de directives destinées à la protection des données privées.

La présentation de Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, fait apparaître de
nouvelles obligations:

– L’entité nationale de chaque pays de l’union européenne, en charge de la protection des données devra être renforcée et pourra infliger des amendes jusqu’à 1 million d’euros ou 5% du CA de l’entreprise;
– Toute violation grave de données personnelles au sein d’une entreprise/organisation devra être déclarée dans les plus bref délais (< 24h);
– L’accès à ses propres données devra être facilité ainsi que la destruction de celle-ci (droit à l’oubli);
– Les règles de l’union européennes devront être appliquées par tout exploitant des données hors de l’union;

Données et europe Les entreprises vont devoir nommer un responsable de la sûreté des informations qu’elles soient au format numérique ou sur papier.
Si en fonction des organisations, cette responsabilité sera confiée au CIL… au DSI au RSSI…  Certains pourront comprendre que tant l’environnement technologique et organisationnel que le risque encouru pour l’entreprise mérite que cette responsabilité puisse être portée par le D&IM.
D&IM92 Dans tous les cas, nos recommandations sont que le D&IM au sein de chaque organisation:
– s’inquiète rapidement de sensibiliser la Direction Générale à cette responsabilité renforcée;
– se mette en action pour que ces directives européennes puissent être appliquées au plus vite dans son entreprise/organisation. 

Jean-Pierre BLANGER
Directeur R&D et de Offres de Services Ricoh France

Facebook contre Google+, quel choix pour les entreprises ? Le D&IM

Cet été la High-Tech a été une fois de plus en ébullition. Au delà des traditionnelles Fusions et Acquisitions dans un monde changeant rapidement, cela a été l’occasion de voir des stratégies documentaires online opposées se dessiner à l’intérieur d’un même métier.

La preuve qu’il n’existe pas de réponse unique à un problème de business donné et que la technologie n’est qu’une fraction de l’affaire.

Ce qui a déclenché ce tohubohu est l’annonce de Google+ et de ses cercles concentriques qui protégeraient « mieux » que Facebook les données et consultations des internautes utilisant Facebook;

Cette concurrence entre les deux géants de la High-tech et des réseaux sociaux veut dire qu’il va falloir faire des choix.

 

Point de départ, une lecture durant l’été d’un blog  

Le mois d’Août a vu l’avènement du nouveau service Google +, qui se veut être la réponse de Google à Facebook.
Et à la mi-Août, un autre évènement est venu perturber l’activité des laboratoires pharmaceutiques sur Facebook : Facebook a enlevé le système de blocage des commentaires  sur les pages fan des laboratoires, sous le prétexte de favoriser un dialogue authentique avec les marques.
Ce changement a mis les laboratoires dans une position très délicate : d’abord vis-à-vis de la règlementation concernant la communication médicale avec le public, très stricte en la matière, mais surtout par le fait que le contrôle 24h/24 des pages s’impose désormais, avec les investissements que cela implique.

Des pages sans commentaires peuvent encore être ouvertes, mais elles ne concernent qu’un médicament, et non le laboratoire.
Les laboratoires ont dû gérer rapidement les conséquences de ces changements.
Ainsi, Novartis a purement et simplement fermé sa page Facebook.
Pfizer, qui s’était fait hacker son compte à la fin du mois de Juillet, explique en détail les conditions de modération des commentaires. Le laboratoire semble hésiter à poursuivre son engagement. Il est vrai que le laboratoire est le plus actif avec plus de 31000 fans, il doit y avoir du travail pour le community manager !!!
Boehringer  et Johnson & Johnson réaffirment, eux, leur engagement à communiquer avec les patients. La démarche de Boehringer semble davantage être couronnée de succès en termes de nombre de commentaires. Les chiffres exacts sont disponibles (en anglais) sur le blog Whydot Pharma.
La question, pour les laboratoires pharmaceutiques, est maintenant : doit-on rester ou se désengager de Facebook ? Les investissements déjà réalisés pour concrétiser la présence du laboratoire sur Facebook valent-ils vraiment-ils la peine d’être poursuivis face à la versatilité de Facebook, qui change unilatéralement du jour au lendemain les conditions d’utilisation ? D’un autre côté, un désengagement signe une perte sèche des sommes déjà investies…

Dans ce contexte, Google + n’apporte-t-il pas aux laboratoires le moyen de poursuivre le travail commencé pour constituer et animer une communauté dans un cadre plus stable, que le système des cercles permet de contrôler plus facilement ? Google + sera-t-il pérenne, ou finira-t-il comme Wave ? Dans ce cas, la bascule vers Google vaut-elle la peine d’être tentée ?

Du point de vue du D&IM, on proposerait d’approcher le problème ainsi:

En partant du principe qu’une une entreprise est présente sur un réseau social pour des raisons propres à son activité et non pour « se faire plaisir »

 On voit rapidement que toute présence sur un réseau A ou B a des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien mettre en lumière.

ET il faut parvenir à la conclusion de ne pas participer si les inconvénients l’emportent sur les avantages (nous incluons bien sûr que ne pas communiquer peut être perçu comme un inconvénient en termes d’image)

 ET puis il y a la complexité du secteur et interne à l’entreprise; mon propos se veut plus large que la pharmacie et s’applique à toutes les professions réglementées (banque, assurances, etc…)


1/ Un problème de Marketing et Communication très complexe, car il y a un triangle de communication qui a du mal à se stabiliser entre clients, autorités de réglementation et industrie

·         Le client est raisonnable quand il n’est pas hautement concerné mais hautement agressif si un achat se passe mal. On quitte la sphère du raisonnable pour une émotion exacerbée et les tendances à crier au complot apparaissent rapidement online

·         Les autorités sont soumises au temps court de la réaction à chaud et ne veulent pas toujours assumer la paternité de leurs décisions en cherchant parfois un bouc émissaire.

·         L’industrie n’est pas toujours aussi claire et transparente que souhaitable.

 

2/ C’est hautement technique car il faut des D&IM et des prestataires capables de comprendre la différence entre un Facebook et un Google + et ce avec des changements à haute vitesse. Depuis la parution de ce blog, Facebook a adapté sa stratégie et changé ses conditions.

 

3/ La réglementation s’impose tout de même et à tous; les amendes pour non respect de la règle sont élevées. Par ailleurs toute multinationale vous dira que l’empilement de législations locales,nationales et supra nationales est très complexe à gérer. Vérité ici n’est pas Vérité là bas.

 

Conclusion : Communiquer via les réseaux sociaux ne saurait donc être que technique et sous-traité. Il faut des vrais professionnels avec beaucoup de savoir faire et de connaissances internes à l’entreprise.
Un vrai rôle d’un D&IM et non de repasser le sujet à un jeune community manager stagiaire, parce qu’il est jeune et qu’il comprend Facebook dans sa vie privée.

 

Tout cela coûte cher et l’on voit ces réponses différentes à cette même question apparaître dans un secteur.


Retour aux basiques : quel projet, quel coût et quel bénéfices ?

 

Jean Louis de LA SALLE
Consultant
Vice-Président XPlor

Comment lever les objections face aux D&IM ?

Vous, lecteur de ce blog consacré au Document & Information Manager, êtes convaincu que le D&IM est utile pour votre organisation, mais vous vous trouvez en face à des objections des uns et des autres.

ObjectionA ce jour, nous notons quatre grands types d’objections émises face au D&IM:
–  des objections liées à la peur de la nomination d’un D&IM,
– des objections qui ont comme but d’ajourner l’arrivée d’un D&IM,
– des objections qui sème la confusion et
– des objections qui discréditent le sujet du management D&I.

La réponse à ces objections est de mettre en œuvre une démarche de changement en 8 étapes :
– Faire partager le sentiment d’urgence à mieux gérer le capital D&I de l’entreprise,
– Former une coalition de guides composés d’individus disposant d’une certaine crédibilité, et ayant des liens avec différentes parties de l’organisation,
– Formuler la vision D&I de l’entreprise, qui est le premier fruit de la coalition des guides,
– Insister sur la communication relative à toutes les actions et résultats de la démarche naissante D&I,
– Inciter à l’action grâce à l’apport de la coalition des guides pour éliminer les obstacles à toute évolution de l’actif D&I,
– Créer des réussites à court terme, des réussites sans ambigüité qui s’imposent à la vue du plus grand nombre et qui marquent une progression vers la vision,
Poursuivre l’effort, car les chantiers D&I sont vastes et veuillez à ce que la motivation initiale ne faiblisse pas après les premières réussites,
Consolider le changement en veillant que les anciennes habitudes ne reviennent pas, et alors le D&IM prend naturellement sa place.

Yes Oui, vous êtes sorti de la période de la réponse à des objections et vous êtes entré dans la phase de construction. A la fin de cette huitième étape, une seule conclusion apparaitra naturelle, la nomination d’un D&IM au sein de la gouvernance de l’entreprise pour ancrer cette démarche dans la culture, la stratégie et l’opérationnel de l’entreprise.
Et surtout, soyez confiant en cette démarche de changement en 8 étapes, elle a été fréquemment mise en œuvre, dans des domaines variés, et est le fruit des travaux de John P.Kotter, professeur émérite à Harvard Business School, et par Lorne A.Whitehead, spécialiste en innovation et leadership.

Alors ….. Grâce aux objections envers le D&IM …… créer la dynamique du changement nécessaire à la nomination d’un D&IM dans votre organisation.

Didier Bioche
Administrateur Xplor France

CIL: de la conférence du CLUSIF au D&IM

image Le 14 Octobre 2010, le Clusif (Club de la Sécurité de l’Information français) pose à nouveau la question du Correspondant Informatique et Liberté en l’abordant sous l’angle de “l’évolution et des bonnes pratiques du CIL” lors de l’une de ces conférences de partage d’information avec ses membres.

Logo CNIL

Après une introduction du président du Clusif, M. MOULIN Chef du service des CIL à la CNIL, rappelle les principales missions du CIL:
– Veiller au respect de la loi Informatique et libertés dans l’organisation;
– Dresser la liste des traitements mis en œuvre;
– Etre consulté avant la mise en œuvre des traitements;
– Recevoir tout requête des personnes concernées par les traitements;
– Répondre aux demandes d’accès de droit, de rectification et d’opposition;
– Mener les actions pédagogiques, les missions d’audits, les études de risque;
– Elaborer le code de conduite et veiller à son application.
M. Moulin rappelle aussi que le CIL est rattaché directement à la direction (il est interne à l’organisation dès que plus de 50 personnes participent au traitement) et qu’il exerce cette fonction en toute indépendance: protégé des sanctions et exerçant un responsabilité de droit commun.

La conférence permet ensuite à Mme CHOISY de la Direction Juridique d’Orange de témoigner sur la fonction du CIL, à M. CONNES d’HSC d’analyser le ROI de la nomination d’un CIL dans une organisation et enfin à Mme LEGRAS d’AREVA de préciser les missions du CIL et surtout son interaction avec les directions de l’organisation: Risk manager, Déontologue, Direction Générale, Direction informatique, Direction des Ressources Humaines, Formation,…

La conférence a parfaitement rappelé les obligations des organisations vis à vis de la fonction CIL. En revanche, elle a laissé ouverte à de nombreuses fonctions existante dans les organisations, le portage de la responsabilité. Or, toute personne avertie de la fonction D&IM conclura très vite que la fonction CIL doit être portée par le D&IM qui couvre la totalité des responsabilités du CIL et qui va plus loin dans la mission par la mise en œuvre d’une approche méthodologique structurée fondée sur les textes de la normalisation.

S’il y a fonction D&IM, il y a obligatoirement portage de la dim-192pfonction CIL conformément aux missions de celui-ci et au-delà, pour le bien des organisations, par les missions attribuées au D&IM (Voir profil D&IM).

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged
Directeur R&D Ricoh

Profil D&IM

Le D&IM est une fonction dans l’entreprise visant à l’identification, la valorisation et la maîtrise des processus documentaires (informations & documents) dans l’organisation. Le D&IM est un acteur de la gouvernance de l’entreprise et un leader au service des directions opérationnelles dans leurs activités tant internes qu’externes. Professionnel de la conduite du changement, le D&IM œuvre à l’urbanisation du système documents & informations. Il formalise la politique documentaire de l’organisation par la verbalisation des processus et cycles de vie des informations & documents pour garantir l’entreprise vis-à-vis de son environnement. Il travaille en relation avec les fonctions supports de l’entreprise : DOI, DSI, DAF, RM, RSSI,…

Principes généraux

  • La fonction du D&IM est une fonction transversale de l’organisation notamment imposée par :
    o l’avantage compétitif apporté par la maîtrise des Informations & Documents (I&D),
    o le volume et la complexité croissants de l’information et des supports numériques et papiers à maîtriser au sein de l’organisation,
    o la criticité des documents dans l’environnement de l’organisation (technique, légal, règlementaire, valeur capitalistique…),
    o la maîtrise des coûts et risques (création, production, outils logiciels et matériels, flux, réutilisation, usage, restitution,… destruction),
    o l’obligation technique et économique de maîtriser les cycles de vie des documents,
    o la complexité des organisations d’aujourd’hui, quelle que soit leur taille.
  • Le D&IM n’a pas nécessairement une position hiérarchique directe vis-à-vis des différents acteurs de l’organisation mais toujours un rôle de gouvernance. Il exerce le leadership local et international sur tous les sujets I&D.
  • La position hiérarchique du D&IM dans l’organigramme de l’organisation, est un rattachement direct ou fonctionnel vis-à-vis de la direction générale qui lui confie sa mission.
  • Le D&IM a connaissance et peut participer à la définition de la stratégie globale de l’entreprise.
  • Le D&IM est garant de l’application d’une politique I&D en adéquation avec la stratégie de l’organisation.
  • La fonction du D&IM est reconnue comme incontournable pour la gouvernance de l’organisation par la direction générale et par les directions opérationnelles.
  • Le D&IM est le liant entre les acteurs impliqués, chargés de la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie D&I et les acteurs concernés que sont les utilisateurs du patrimoine informationnel :

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Figure : « Réseau D&I »

  • Le D&IM est
    • Au niveau de la direction générale :
    – Membre du Comité Directeur : il est directement impliqué dans la stratégie de l’entreprise ;
    – Engagé dans le résultat ;
    • Au niveau des directions opérationnelles :
    – Membre du comité de lancement des projets ;
    – Membre du comité de pilotage des projets ;
  • Le D&IM n’est pas responsable
    • De la mise en œuvre opérationnelle ;
    • De la direction des équipes opérationnelles ;
    • Des budgets des directions impliquées;

Missions du D&IM
· Garantir la bonne identification des sources documentaires, leurs utilisations, les risques, contraintes et enjeux.
· Définir la stratégie D&I en cohérence avec la stratégie globale de l’entreprise.
· Décliner la stratégie D&I pour l’ensemble du « Réseau D&I » (cf. § Rôle du D&IM) de l’organisation et pour chaque direction opérationnelle.
· Piloter la mise en œuvre de la stratégie D&I.
· Rendre compte à la Direction Générale et au « Réseau D&I ».
· Animer et coordonner le « Réseau D&I ».
· Emettre un avis circonstancié sur les outils techniques et juridiques du « Réseau D&I »
· Qualifier et garantir la maîtrise de la relation D&I avec les tiers de l’organisation
· Contrôler la mise en œuvre et le respect des axes directeurs.
· Proposer des axes d’amélioration et être vecteur de l’innovation documentaire.

Rôle du D&IM
· Au niveau de la Direction Générale

  • Décliner et proposer la stratégie de l’entreprise en stratégie D&I et en politique D&I ;
  • Etre engagé dans l’atteinte des résultats financiers de la stratégie D&I ;
  • Contrôler la stratégie D&I approuvée et mettre en évidence les lacunes avec leurs solutions : Projets de rationalisation D&I dont le D&IM devient le porteur ;
  • Promouvoir la fonction D&I en interne et externe.
· Au niveau de la fonction D&IM
  • Repérage de la situation existante
    – Comprendre l’organisation actuelle et ses caractéristiques ;
    – Réaliser la cartographie du patrimoine informationnel de l’organisation ;
    – Identifier les facteurs de risques et facteurs de succès liés à la fonction D&I ;
    – Etudier les opportunités et les menaces (D&I) vis-à-vis de l’écosystème de l’organisation ;
    – Identifier les facteurs de performance, de coûts et de rentabilité .
  • Construction du devenir
    – Définir les référentiels communs ;
    – Définir les scenarii organisationnels du réseau D&I ;
    – Organiser les flux et les processus fonctionnels (urbanisation):
  • Architecture globale du patrimoine informationnel de l’organisation ;
  • Standardisation des méthodes et des usages D&I par les utilisateurs ;
  • Rendre visible les cycles de vie des D&I.
    – Affiner, communiquer sur l’évolution des périmètre et champ d’intervention de la fonction;
    – Identifier les impacts et risques des adaptations et évolutions envisagées sur le devenir;
    – Superviser, manager et/ou piloter les projets de gestion de l’existant, de gestion des connaissances (KM), d’Intelligence économique (IE) et de dématérialisation D&I; ainsi que tout projet afférent aux D&I.
  • Mobilisation des ressources
    –
Réseau interne
      • Management : le D&IM développe les partenariats internes pour impliquer le management dans la stratégie D&I ;
      • Supports : le D&IM définit et légitime les supports D&I (officialisation) et les mobilise ;
      • Utilisateurs : le D&IM forme et responsabilise les utilisateurs.
    –
Réseau externe
      • Connaissance : le D&IM constitue son réseau de connaissances (correspondants, experts, associations, sources d’informations,…etc.) ;
      • Fournisseurs : le D&IM identifie et sélectionne les candidats fournisseurs de solutions et services.
    –
Technologies
      • Le D&IM a droit de veto sur les orientations relatives à l’investissement ou au paiement à l’usage par externalisation (SaaS ou FM) ;
      • Le D&IM est le référent pour tous les projets D&I de l’organisation.
    –
Economie et finances
      • Le D&IM est porteur du projet de rationalisation (budgétaire, financière, technologique, technique) de la fonction D&I dans l’organisation.
· Au niveau des directions / services opérationnels
  • Déclinaison de la stratégie D&I en un programme d’actions par direction/service opérationnel (= tactique pour la mise en œuvre de la stratégie D&I) concrétisé par des objectifs mesurables à court et moyen termes, réalisé en collaboration avec les directions/services opérationnels et les tiers ;
  • Mise en place de tableaux de bord, comprenant des indicateurs de performance (suivi de la réalisation des objectifs et de la performance) ;
  • Actualisation de la stratégie en fonction des indicateurs (humains, temps, financiers, etc.) ;
  • Coordination D&I des directions/services opérationnels (équivalent à un comité directeur D&I) ;
  • Suivi et contrôle des programmes d’action D&I (garant du respect de la stratégie) : participation aux comités de pilotage, suivi des tableaux de bord, etc.
  • Contrôle du respect des référentiels D&I communs ;
  • Conduite du changement : animation du réseau D&I (rôle de fédération des acteurs) : communication / promotion/éducation de la fonction, mise en place d’une communauté de pratique D&I, propositions éventuelles de formations, séminaires, etc.
· Au niveau des directions / services utilisateurs
  • Promotion de la fonction D&I ;
  • Remontée d’informations sur les besoins et les attentes en matière de D&I ;
  • En fonction des besoins : création d’un comité d’utilisateurs ;
  • Conduite du changement : sensibilisation, information, formation.
· Au niveau des instances extérieures
  • Partenaires institutionnels
    – Surveillance des évolutions législatives et règlementaires (lois, métiers, fiscales,…) ;
    – Veille quant aux évolutions prévisibles des métiers ;
    – Connaissance des pratiques reconnues et des pratiques susceptibles de remise en cause ;
    – Connaissance des normes à appliquer pour la confiance ;
    – Contribution active à l’établissement de la valeur des actifs immatériels D&I et à l’établissement de la valeur des moyens nécessaires au maintien des actifs immatériels D&I.
  • Fournisseurs
    – Contrôle l’exigence de mise en œuvre de bonnes pratiques D&I chez les fournisseurs ;
    – Veille sur l’offre du marché en méthodologies, technologies et formations ;
    – Evalue le risque D&I de l’offre fournisseur.
  • Clients
    – Facilite la compréhension de la politique D&I auprès des clients ;
    – Anticipe au niveau des contrats, l’inclusion des pratiques de la politique D&I ;
    – Surveille les clauses contractuelles et leurs évolutions ;
    – Veille à l’existence de trace des échanges ;
    – Contrôle l’adéquation de la fourniture D&I vers les clients avec la politique D&I de l’organisation ;
    – Répond à l’obligation de compréhension des modèles et processus documentaires de certains clients et/ou secteurs ;
    – Facilite la définition des interfaces D&I entre les clients et l’organisation.
  • Environnement marché
    – S’assure que l’organisation veille.

Relation avec les directions / services opérationnels
Remarque : il s’agira pour un D&IM de définir clairement le mode relationnel entre sa fonction et les directions / services impliquées en matière de D&I, en fonction de l’organisation, la culture et les valeurs de son organisation.

Ce mode relationnel se formalise par une charte ou un contrat entre les différentes entités indiquant notamment :
·
Au niveau d’une direction
 
Définition du périmètre d’intervention et de responsabilité ;
 
Corrélation et cohérence entre la stratégie de la direction et celle du D&IM ;
 
Définition des missions et rôles de chaque acteur.
·
Au niveau des services
 
Lien avec la direction dont dépend le service (cohérence du programme d’action) ;
 
Définition du périmètre d’intervention et de responsabilité ;
 
Définition des missions et des rôles de chaque acteur
   
Direction du service opérationnel
 
Responsabilité hiérarchique ;
 
Management ;
 
Contrôle et suivi ;
   
Service
 
Rôle opérationnel ;
   
D&IM
 
Animation ;
 
Coordination des travaux du service avec le reste du réseau ;
 
Contrôle et suivi.

Focus sur des interactions spécifiques avec les directions suivantes
· Relations avec la DSI

  • Le D&IM donne un éclairage spécifique D&I au DSI.
  • Le D&IM participe à l’urbanisation de l’information en coopération avec le DSI qui urbanise le système d’information.
  • Le D&IM est le garant de l’adéquation des moyens informatiques mis en œuvre avec les obligations D&I.
· Relations avec les Documentalistes
  • Le D&IM est le garant de l’adéquation des moyens mis en œuvre auprès des Documentalistes pour mener à bien leur mission.
· Relations avec les RM (Records Manager) et/ou Archives
  • Les services de RM/Archives sont les partenaires opérationnels privilégiés du D&IM et sont souvent sous la responsabilité du D&IM.
  • Le D&IM est le lien des RM/Archives avec la Direction Générale.
  • Le D&IM veille à la disponibilité des moyens (techniques, formation…) auprès des RM/Archives pour mener à bien leurs missions.
· Relations avec RSSI
  • Le D&IM est garant de l’application des obligations définie par le RSSI en matière de Sécurité D&I.
  • Le D&IM est conduit à imposer au RSSI des contraintes de sécurité D&I.
· Relation avec RH
  • Le D&IM sollicite les RH dans la définition des rôles D&I lorsque les contraintes opérationnelles l’exigent.
· Relation avec Juriste
  • Le D&IM sollicite le service juridique pour l’ensemble des exigences liées à la fonction D&I.
· Relations avec la DAF
  • Le D&IM identifie et fournit les éléments de valorisation du capital immatériel (et matériel le cas échéant).
· Relation avec le représentant CNIL
  • Le D&IM s’appuie sur le représentant CNIL.
· Relation avec le Responsable Propriété Industrielle/Intellectuelle
  • Le D&IM doit contribuer à la bonne circulation des déclarations pour applications des droits des marques et propriété industrielle/intellectuelle.

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Ressources
· Le D&IM doit disposer des ressources en relation avec les objectifs retenus dans ses missions pour l’organisation :
  • Ressources externes, internes et financières
  • Réseau,
  • Personnel,
  • Fonctionnement (Exploitation, R&D,…),
  • Investissement.

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Qualités requises du D&IM
· Anticiper, Faciliter, Négocier, Suggérer, Eduquer, Convaincre, Traduire, Coordonner, Décider, Animer, Organiser
· Anglais lu, parlé, écrit

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Traduction française du nom
  Manager de l’Information & du Document (MI&D)
  Manager de l’Information & des Documents (MI&D)
  Manager des Informations & Documents (MI&D)
  Manager des Informations & des Documents (MI&D)

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Acronymes
SaaS – Software as a Services
FM – Facilities Management
KM – Knowledge Management
RM – Records Management

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Groupe de travail D&IM
Jean-Pierre BLANGER – Ricoh – Aproged – Expert Total Document Management * Philippe BLOT LEFEVRE – Hub2B DLM – Expert en droit d’usage du numérique * Alexis BLUM – XPlor – Consultant en Ingénieries Documentaire et Editique * Gérard GODART – Concept Doc * Jean-Pierre LIBERT – Xplor – Consultant Editique * Aude de MONTGOLFIER – Bureau Van Dijk – Aproged – Conseil * Cyrille de TURENNE – Areva – Didier BIOCHE – XPlor – Consultant en Impression Professionnelle

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