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La Gouvernance de l’information dans les organisations

Le groupe Serda image publie son 4ème rapport annuel: “La Gouvernance de l’information dans les organisations.image
Après 120 questions posées à plus de 300 organisations publiques et privées, il révèle que 2/3 des organisations sont concernées par la Gouvernance de l’information mais qu’il reste énormément à faire:
– Convaincre les décideurs;
– Faire face aux volumes croissants;
– Etablir une politique documentaire;
– Mettre en place les outils et les mesures;
– Changer les habitudes;
– Rechercher le soutien de la DG, du DSI,…
– Prendre en compte prioritairement la composante humaine:
– ….
Les D&IM ou CDO (Chief Digital Officer) ne manqueront pas les enseignements de cet excellent rapport d’étude du Serda en le téléchargeant sur le site d’Archimag ici.

Jean-Pierre BLANGER
Ricoh France – Xplor – ADSG

Productivité : le secours de Saint François de Sales

 Tout le monde gémit sur la crise; bon moyen pour l’aggraver !
imagePolitiques ou économiques, les méls négatifs qui inondent nos boites-méls; stupide et contraire à toute quête d’amélioration des situations et des personnes. Fissa et par de justes questions, voyons ce qui est à porté de main pour recouvrer moral et croissance.

Transformez-vous vos succès en performance immédiate ?
Hier soir, l’émission « Danse avec les stars » a été déclarée N°1 mondial du Tweet !
La gouvernance de TF1 était-elle organisée pour transformer ce formidable succès en facteur de performance appréciable au niveau du compte d’exploitation ?
– Ca m’étonnerait.
– Pourquoi ?
Faute de Gouvernance Documentaire & Information !

Qui, dans l’entreprise, prend la peine d’organiser la réflexion pour que les technologies (Big data, Tweet, etc.) soient abordées sous l’angle vertueux des comportements humains ?
– Pas ceux des barons mais ceux qui, là où ils sont (collaborateurs, clients, …), vont bénéficier de la technologie mise en œuvre pour améliorer la performance du service et de l’entreprise.

En quoi une technologie modifie-t-telle les comportements utilisateurs et décisionnels ?
La Gouvernance Documentaire regarde devant: qu’apporte(-ra) cette ‘techno’ dans mes métiers et vis-à-vis de ma clientèle pour améliorer mon compte d’exploitation ?
Telle que posée ici, la question dépasse évidemment la responsabilité des opérationnels dont le rôle est plutôt de mettre en œuvre la stratégie que de la faire.
La gouvernance documentaire, responsabilité du D&IM, couvre horizontalement l’ensemble de cette réflexion pour percevoir les conséquences comportementales favorables au développement de l’entreprise et ce faisant, élaborer une stratégie et veiller – en gardant le cap – à ce que sa mise en œuvre soit adaptée aux changements qu’elle provoque elle-même. 

Le Time sharing et l’ASP (Application Software Provider) n’ont pas émergé. En sera-t-il de même du SaaS ? A moins que le D&IM ne s’en mêle pour l’aborder avec une réelle hauteur de vue, le succès ne sera pas au rendez-vous; et le pinceau ne fait pas l’artiste. Il faut donc prendre la dimension stratégique du SaaS et l’envisager sous l’angle du comportement humain à chaque niveau: processus, protection du patrimoine, conformité réglementaire, intelligence économique, … avantage-client, développement de nouvelles offres, prise de possession de nouveaux marchés.
A ne pas y travailler, point de salut ! Ce devrait être le travail de la DG  mais chacun sait qu’elle est de plus en plus absorbée par le court terme.
 
image« Une demi-heure de méditation est essentielle sauf quand on est très occupé. Alors une heure est nécessaire »  dicte François de Sales !

Les technologies existent et se multiplient. Les énergies existent et se multiplient aussi. Alors il faut impérativement consacrer du temps à les canaliser utilement.

Si vous pensez que votre emploi du temps ne vous permet pas de gérer cette priorité vitale, confiez-là à un consultant dont vous êtes certain qu’il a la dimension d’un D&IM, lequel doit avoir compris que c’est le comportement des individus qui fait, finalement, toujours la différence.

Philippe Blot-Lefevre
Vice Président de la fi-D&IM
Coaching de la Gouvernance

D&IM et compétitivité

image Laurence Parisot, Clara Gaymar et Jacques Attali  sont intervenus au SOMMET PME-ETI*  qu’organisait la semaine dernière, le Groupe GE.

*  ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire). http://www.sommetpme-eti.fr/paris/about 

Je me propose de vous livrer, brutes, quelques-unes de mes notes orientées D&IM.

Culture générale
Les ETI pèsent 1/3 de l’économie française tandis qu’elle ne représentent qu’ 1,7% du nombre  des entreprises.
70% de celles qui sont des ETM, sont en croissance sur la base de 6 facteurs:
          1/ La qualité de l’équipe dirigeante (69%)
          2/ L’orientation-client (139%)
          3/ L’investissement dans des opportunités de croissance (135%)
          4/ les processus de croissance (136%)
          5/ Le développement à l’international  (65%)
          6/ La stratégies d’innovation (129%)

« On peut être mondial sans être une grande entreprise », déclare Clara Gaymar, présidente de GE-France qui finance de très  nombreuses entreprises.

Nous abordons la 3ème révolution industrielle
Pour réussir, il faut :
          Gérer la transition énergétique en intégrant la dimension du « durable » (donc de la couleur verte);
          Améliorer les technologies de l’information en rendant les réseaux plus intelligents;
          Augmenter l’ubiquité des systèmes d’information en ne confondant pas « informatique » et « utilisateur ».

L’économie du secteur quaternaire que nous découvrons doit :

          Préférer la logique du partage à celles

o    de la demande (et de la réponse à la demande)

o   De l’achat de produits

          Privilégier le paiement à l’usure et à la valeur d’usage

dans une logique de révolution copernicienne.

image Le profit doit découler de la relation et du service rendu à un client et d’économie du partage, quelle que soit la solution matérielle ou intellectuelle concernée.

 

Madame GAYMAR nous apostrophe sur les questions de la confiance et de la défiance en indiquant qu’il est urgent de commencer par l’un ou par l’autre !

Les grandes organisations se reconfigurent par rapport aux pays émergeants et aux technologies émergeantes, en grande partie grâce aux organismes financiers qui acceptent de les financer pour ce faire.

Je m’étonne et je regrette pour ma part, que la notion d’ « organisation émergeante » ne soit toujours pas prise en considération par ces mêmes financiers. Car nous le savons tous, ce n’est pas le pinceau qui fait le peintre. Les écoles ne peuvent former qu’à ce qui peut être enseigné et donc déjà connu et éprouvé. Ainsi n’est-il laissé aucune place à la créativité dont émane la reconfiguration entrepreneuriale. Prises à la gorge par les chiffres financiers, les gouvernances n’ont pas le temps de prendre de la hauteur de vue et nous l’avons dit : la solution à notre actualité mondiale n’est pas dans ce qui est enseigné mais bien dans la remise en cause des organisations existantes à la lumière de ce que les nouvelles technologies vont faire de l’activité de l’entreprise, de chacune de nos entreprises. Une thèse  très semblable a  été défendue par M. J.F. Phelizon, Directeur Général Adjoint de Saint-Gobain, dans une autre conférence qu’organisait l’Académie de l’Intelligence Economique, mardi dernier à l’Ecole Polytechnique.

 

image De l’intervention de la Présidente du MEDEF, j’écarte les questions d’actualité politique qui seraient ici hors sujet, Madame Parisot regrette l’inculture de nos dirigeants, politiques et en entreprise, entre la macro et la micro  économie. Cela ne s’apprend donc pas non plus à l’université ?

 

J’en viens au propos de Jacques Attali.

Parlant de croissance, M. Attali pose la triple question : Où ? Qui ? Quelle gouvernance ?

Prêchant pour une Fédération de l’Europe qui permettrait une meilleure personnalisation à tous les étages, M. Attali place le coaching de la gouvernance au sommet des priorités. Nos lecteurs auront compris comme je partage ce point de vue puisque seul le coaching permet de faire émaner de la gouvernance les germes qu’elle porte dans son sein. La gouvernance doit émaner d’elle-même à la lumière d’un coaching externe lui permettant, sans risque hiérarchique ni dogmatique, de se projeter dans le futur de l’entreprise et de son marché.

Refonder notre industrie telle qu’elle a été vécue hier, n’est en aucun cas la recommandation de M. Attali. L’avenir de la France est selon lui, dans une industrialisation de ses services. Et là, le D&IM joue incontournablement un rôle clé !

 

Et si nous nous comptions, histoire de voir si nous avons du temps devant  nous ?

 

Philippe Blot-Lefevre
Risk Manager de l’Information

Xplor – Courrier égrené

 imageXplor France recevait ce mardi pour son deuxième petit déjeuner concernant le courrier égrené (définition pour les non initiés: il s’agit de ne plus expédier des lettres individuelles de chaque poste de travail mais de les intégrer dans la chaîne de production industrielle et de bénéficier de meilleurs tarifs postaux).

Le courrier égrené représente un petit quart des courriers émis par une entreprise.

Cette session menée par des utilisateurs en entreprise et professionnels indépendants était instructive. En partant d’un problème simple tel que décrit ci dessus qui vise à une réduction apparemment anodine des coûts, on voit qu’il s’agit assez vite d’un projet qui implique une réorganisation de la production et qui va nécessiter la signature du directeur général.

En fait c’est un projet transverse pour amener à une refonte des processus et une modernisation profonde qui relèverait du D&IM.

Objet 1 : ces courriers ne font pas partie du système d’information mais sont sur les PCs des collaborateurs; leur accessibilité en cas de changement de personnes ou de problème juridique est franchement insuffisante.
=>
Impact sur la direction juridique et la conformité

Objet 2 : le plus souvent il s’agit de processus individualisés et donc réservés aux meilleurs clients qui achètent des produits/services complexes; la qualité de service due à ces meilleurs clients et leurs attentes font que la couleur est souhaitable voire impérative.
=>
Impact sur la direction Marketing et les Métiers

Objet 3 : les nouvelles technologies d’impression permettent de gérer les documents dynamiquement, c’est à dire en s’affranchissant des formulaires.
Ceux ci ont deux inconvénients majeurs;
1/ le risque d’obsolescence et d’erreur des formulaires est élevé
2/ la complexité de gestion dans des environnements multi- marques est limitée physiquement et ne répond pas aux besoins des métiers.
=>
Impact sur les Métiers, la direction juridique et la Qualité

Objet 4 : il est important que chacun s’accorde sur un usage raisonné de la couleur afin de garantir que la qualité des correspondances et le respect de la charte couleur soit et de qualité et constante quel que soit le lieu et les conditions de production Trop d’enthousiasme technologique et qualitatif ont rendu les conditions de production si délicates qu’elles sont peu reproductibles et ne permette pas la répétabilité (la réédition d’un document ne se faisant pas dans les mêmes conditions et apparait différent voire incohérent aux yeux du client). Une annonce importante a été faite lors de cette réunion : une norme est en cours; Une telle norme n’a jamais été obtenue au niveau mondial dans le domaine de l’offset que les entreprises continuent d’utiliser quotidiennement.
=>
Impact sur la direction Marketing (et leurs agences de Communication)
=> Impact sur
la direction des Achats (choix des prestataires d’impression et des fournisseurs de papier)

email numérique La vraie définition du projet est donc « intégrer ces courriers isolés dans la chaîne documentaire complète qui permette de conserver ces correspondances dans un dossier client unifié et accessible à tous, dans le système d’archivage et de profiter de la production industrielle, de ses coûts réduits, de sa qualité optimisée et enfin de bénéficier de meilleurs tarifs postaux ». Ce qui paraissait le plus important est en fait un critère secondaire sur le plan fonctionnel mais il reste essentiel car il permet de justifier le ROI « hard cash » du projet et de faire le saut à la couleur à l’intérieur d’une même enveloppe budgétaire.

Il est donc naturel que le D&IM ayant l’écoute de la DG mène ce projet et aide par ses connaissances documentaires, techniques, marketing et juridiques à aider les divers intervenants à aller au bout de ce projet au bénéfice des métiers.

Jean Louis de LA SALLE
Consultant
Vice-Président XPlor

Pourquoi faut-il dématérialiser ?

Merci de leur invitation, à la DFCG, l’APDC et l’AFDCC pour leur 8ème Petit Déjeuner annuel « Démat-Finance« .

Etonnamment, les avantages annoncés de la dématérialisation de la facturation (cf. ci-après) restent constants au fil des années années.

Vu à travers le prisme de gouvernance horizontale du D&IM, ils semblent porteurs d’une expérience enrichissante pour l’entreprise. La valeur ajoutée se caractérise en tant que modèle d’amélioration des performances des processus, d’homogénéisation des méthodes et de réplication des systèmes à l’échelle européenne tout au moins.
Au niveau des processus, la dématérialisation optimise les processus métiers. C’est, dans la limite du champs légal, plus d’autonomie, d’industrialisation et de traçabilité. Avec l’EDI c’est, dans la limite de l’interopérabilités des fournisseurs de solutions et de la question de l’archivage à valeur probante, plus de rapidité et de normalisation. La dématérialisation fiscale permet de même, de réduire les coûts et d’augmenter la rapidité des traitements.

Bénéfices
          Division par cinq du délai de traitement des factures (une forme de D&I)
          Respect des délais de paiement
          Escomptes sauvegardés
          Clôtures accélérées (IFRS)
          Traçabilité et auditabilité (SOX)
          Amélioration des relations fournisseurs
          Amélioration de la valorisation RH
          Accroissement du développement durable

Enseignements
          Définition des process en amont
          Conduite du changement
          Prise en compte des aspects fonctionnels et des nouvelles technologies sur toute la chaîne de valeur
          Education des fournisseurs

Impacts
          Optimisation des moyens et mesures de pilotage de la performance
          Meilleure viabilité et flexibilité des charges
          Rationalisation de la chaîne fournisseurs
          Modernisation de la plateforme technologique
          Evolution de la fonction comptable à l’inter et à l’externe
          Responsabilisation des acteurs

Conditions nécessaires d’évolution et de mise en conformité
          Choix du changement de protocole de relations (bancaires)
          Transformation des formats existants en SEPA (SCT XML 20-022)
          Ibanisation des bases de tiers (=amélioration des annuaires)
          Adaptation des règles de rapprochement bancaire
          Adaptation des relevés de comptes eu format XML camt 054

Deux tiers des interrogés de la DFCG pensent la dématérialisation est peu efficace. Sans doute est-ce la conscience et la volonté de capitaliser sur l’expérience acquise, et donc d’engager une action stratégique, qui conduit  le tiers des directeurs financiers à annoncer un projet de dématérialisation à 12 mois.

Philippe BLOT-LEFEVRE
Coaching stratégique & Risk Management de l’information

Chief Document Officer

Alors que depuis plusieurs années en France, nous pensons qu’il est important de mettre en fonction au sein de chaque organisation un D&IM (Document & Information Manager), d’autres aux USA prônent la mise en place d’un CDO (Chief Document Officer); lire: Does your Company have a Chief Document Officer?

Si les uns et les autres aboutissent à la même conclusion, c’est parce qu’ils identifient les mêmes besoins et les mêmes exigences économiques au niveau des entreprises .
Le hasard veut que ceux qui décrivent la nécessité d’un CDO sont employés par la société Ricoh comme je le suis moi-même en France. Pour autant, nous n’avons pas jusqu’à ce jour partagé les travaux du groupe D&IM français. S’il est vrai que nous sommes tous au niveau mondial engagé dans la maîtrise des service: MDS (Managed Document Services) la démarche de réflexion du CDO et du D&IM a été conduite de façon tout à fait indépendante.

Documestre au Canada… Chief Document Officer aux USA… D&IM en France… Le nom n’a que peu d’importance quand la fonction est exercée.

Il est très appréciable de mesurer que l’on n’est pas seul à penser avoir raison de défendre la fonction D&IM pour l’amélioration de la compétitivité des organisations. Le groupe de travail D&IM qui a défini le profil de cette fonction vous engage à vous y intéresser au plus vite et à créer le poste de D&IM dans votre entreprise… avant que vos concurrents ne le fassent  :o))

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged et Clusif
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

L’impact des processus documentaires au sein des entreprises

image Un nouveau livre blanc Ricoh relatif aux processus docu-mentaires et aux document critique de l’entreprise.
Menée par Coleman Parkes Research pour Ricoh en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Suède, en Finlande, en Norvège, au Danemark, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni, l’étude permet d’identifier les axes d’amélioration en termes de processus documentaires et ses effets économiques au regard des défis à venir: les changements démographiques, les enjeux du développement durable, la mondialisation et les nouvelles technologies.

L’étude révèle que le traitement des documents critiques représente pour les entreprises, un investissement significatif d’environ 147 milliards d’euros par an. L’optimisation des processus documentaires génèrerait un bénéfice de 46 milliards d’euros pour l’ensemble des entreprises européennes.

Mais ces 46 milliards qui intéressent les entreprises dorment, parce que pour 45% des personnes interrogées, le manque de temps constitue le principal frein à l’optimisation des processus documentaires.

Quel D&IM responsable peut laisser perdurer une telle situation dans un contexte économique tendu ?

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged et Clusif
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh