Archives de Tag: Réseaux sociaux

Toutes les news en ligne pour les D&IM !

Une revue de presse est régulièrement publiée par les soins de la fi-D&IM pour réunir les news les plus pertinentes à destination des Document & Information Manager.

Plusieurs gisements de publications sont mis en œuvre mais le plus facilement consultable quel que soit votre équipement est certainement: http://dimanager.tumblr.com/:image
ou encore sur écran de PC ou Mac, http://www.scoop.it/t/fidim :
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Alors n’hésitez pas consultez régulièrement le site de publication et faites nous part de vos réactions.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-Président fi-D&IM
Directeur des Offres de Services Ricoh

RSE en 10 questions

Le Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE) publie un intéressant travail intitulé «  Les réseaux sociaux en dix questions « .

Les lecteurs y trouveront la synthèse d’un Groupe de travail qui, issu du CDSE Junior, a durant plusieurs semaines, réfléchi aux enjeux relatifs aux réseaux sociaux afin de permettre aux directions Sûreté, Sécurité, Risques d’utiliser ces réseaux sociaux à bon escient, tout en mesurant les risques inhérents.

Le document comporte six parties de nature à permettre au D&IM de comprendre ce à quoi est confrontée la Direction de la sécurité et à se préoccuper des la politique de diffusion des contenus.

Oser être différent : reste au D&IM d’anticiper la valeur de ces nouveaux outils sociaux pour accélérer la sortie du lot, de son entreprise.

Philippe Blot-Lefevre
Vice Président de la fi-D&IM
Coaching de la Gouvernance

Economie sociale

En tant que D&IM, vous êtes certainement encore aujourd’hui très interrogateur pour votre entreprise sur les risques et opportunités des réseaux sociaux.

image Le mois dernier, en Juillet 2012, le McKinsey Global Institute (MGI) s’est interrogé pour vous. Dans son étude: ‘The social economy: Unlocking value & productivité through social technologies’ elle a fait le point en se demandant comment créer de la valeur avec les Technologies Sociales.
Avant de révéler quelques-unes des bonnes nouvelles de ce rapport d’étude, rappelons ce que l’on entend aujourd’hui par Technologies Sociales. Ces dernières couvrent des technologies de l’information aux noms et principes variés suivants: Réseaux sociaux, Blogs et Microblogging, Evaluateurs et comparateurs, eCommerce social, Wikis, Forums de discussions, Espace co-opératifs, Espace de crowdsourcing, Jeux sociaux et Sites de partages.
C’est en analysant le contenu de (et entre) ces différentes technologies (Social analytics) que MGI met en évidence dix façons de générer de la valeur pour l’entreprise:
1- Co-création de produits;
2- Prévoir et gérer à partir des informations sociales;
3- Exploiter les informations sociales pour optimiser les processus d’activité;
4- Tirer des enseignement des clients;
5- Utiliser les technologies sociales pour les interactions marketing et communication;
6- Générer et favoriser les contacts commerciaux;
7- Commerce social;
8- Fournir des services clients via les technologies sociales;
9- Exploiter les technologies sociales pour améliorer la collaboration et la communication inter et intra-organisation;
10- Exploiter les technologies sociales pour mettre en adéquation les talents et les activités.

image L’étude de MGI mérite que les D&IM passent du temps à son analyse pour mesurer l’écart entre la situation actuelle de leur entreprise et la situation à atteindre et à proposer à la direction générale.
1,5 milliards d’utilisateurs des technologies sociales méritent que l’entreprise s’y attarde n’est-ce pas ?
28 heures par semaine en recherche d’information, réponse à des emails et à de la collaboration interne… Ne peut imaginer que quelques-unes de ces heures soient plutôt en interaction avec les prospects et clients externes ?
Et même si MGI explique, après une analyse très fouillée et riche d’enseignement, que l’on est au tout début de la compréhension des apports des technologies sociales, gageons que pour en tirer le pleine puissance, il est urgent de s’y intéresser dès à présent pour se créer une expérience utile aux décisions stratégiques de demain.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

Identité numérique

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’est votre identité numérique ou celle de vos collègues ou de vos proches ?

image Cette étude impressionnante conduite par Adeline Lory de Pole Documentation va vous aider à répondre à cette question.

image Elle a recensé pour vous les outils de recherche d’information sur des personnes dans un livre blanc pour la recherche:
– de personnes: pas moins de 27 sites de recherche que vous pouvez immédiatement exploiter;
– de photos
– d’information sur annuaires inversés;
– dans des réseaux sociaux:
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– de CV en ligne;
– d’adresses email;
– d’adresses IP;
– d’ancêtre, d’amis et proches…
Autant d’outils permettant de mesurer clairement une e-Réputation.

Les D&IM pourront faire bon usage… modéré… des conseils et outils mis à disposition.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

2,5 heures par semaine consacrées au reporting

Vous avez désormais l’habitude de lire nos sujets sur « La Gouvernance de l’information et des documents » . Intéressons-nous aujourd’hui à son effet miroir : L’information de pilotage.
L’information de pilotage est souvent envisagée à travers le prisme du système d’information, c’est-à-dire sous un angle essentiellement quantitatif. Pourtant, les informations nécessaires au management opérationnel d’une organisation vont bien au-delà des données brutes. Difficile en effet d’anticiper, de décider, sans des éléments qualitatifs (états d’avancement, faits marquants, alertes, analyses, etc.) qui transitent essentiellement par l’humain.

imageUne toute récente enquête de la société Systeam, que vous trouverez ici, focalise l’attention du D&IM sur les objectifs et la méthodologie  d’un programme d’information du pilotage, les moyens pour obtenir l’info’ de pilotage, son coût et les problèmes qu’elle peut poser ; peut-on mieux faire et quelles en sont les perspectives.

L’objectif de cette enquête est d’analyser comment l’information de pilotage est produite et utilisée par les managers, dans un secteur où se côtoient nécessité d’innovation et forte pression économique : l’industrie automobile. Des résultats intéressants s’en dégagent, que les D&IM pourront découvrir en parcourant ce rapport.

Philippe BLOT-LEFEVRE
Consultant DLM (Digital Legal Management) – HUB2B
Vice Président fi-D&IM

Etes-vous un Collaborateur 2.0 ?

imageVoilà une question extrêmement intéressante pour les D&IM. Cette question posée par AASTRA, un spécialiste mondial de la téléphonie IP, est en fait prétexte à une analyse détaillée de l’usage des outils du Web 2.0 et des nouvelles pratiques et changement à mettre en œuvre pour transformer une entreprise en entreprise 2.0.

L’étude permet de se faire une idée sur la réalité de l’utilisation des outils 2.0 (Blog, Chat, Communications unifiées, Facebook, LinkedIn, RSS, ToIP, Twitter, Wiki, Youtube…) et leur mise en œuvre au sein des organisations.  Elle cherche ensuite le prescripteur de chaque technologie 2.0 puis, analyse les facteurs de motivation. Elle se termine par la mise en évidence des freins tant réels (interdits dans l’entreprise) que perçus par les utilisateurs (intérêt à l’usage de tel ou tel outil).
C’est la première étude qui permet de comprendre les comportements des entreprises et des utilisateurs face aux outils 2.0. Gageons que les D&IM en feront le meilleur usage dans leur mission de Gouvernance D&I.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

Les D&IM ont rendez-vous en Mars…

Logo Documation bleu   dates

Notamment, rendez-vous à la Conférence Plénière :
Pourquoi et comment bâtir une gouvernance documentaire et de l’information dans l’entreprise ?
Mercredi 21 Mars 2012
de 11:30 à 12:45

Cette conférence abordera successivement les point de vue suivants:
1- La Gouvernance Documentaire et de l’Information : pourquoi et comment ? Clarification de la terminologie et présentation des briques composant la Gouvernance Documentaire et de l’Information, des composantes purement techniques/technologiques à celles touchant à la qualité de l’information
2- De la définition des politiques à la valorisation de l’information en passant par l’appréciation des risques : comment mettre en cohérence les volets techniques, juridiques et organisationnels ?
3- La Gouvernance documentaire et de l’information à l’heure du développement des réseaux sociaux d’entreprise : quels enjeux ? Quels risques ? Quels périmètres ? Les résultats de l’enquête 2012 SerdaLAB sur la Gouvernance documentaire auprès de 250 entreprises publiques et privées.

Vous rencontrerez la fi-D&IM à cette occasion et pourrez visiter les stands de nombreux professionnels des D&I numériques.

Jean-Pierre BLANGER
Vice-président fi-D&IM
Directeur R&D et des Offres de Services Ricoh

60 secondes sur le Web

L’informaticien nous rapporte les représentations graphiques de ‘ce qui se passe sur le Web en 60 secondes’ tel que nous le dévoile la société Go-Gulf.com:60 Seconds - Things That Happen On Internet Every Sixty Seconds
Infographic by- Shanghai Web Designers

60 Seconds - Things That Happen Every Sixty Seconds
Infographic by- GO-Gulf.com Web Design Company

Voilà de quoi permettre à tous les D&IM de réfléchir à l’année 2012 en comprenant mieux l’influence du Web sur le quotidien de leur organisation.

Bonne année 2012

Jean-Pierre BLANGER
Membre Aproged – Membre CLUSIF
Directeur R&D et de Offres de Services Ricoh France

« Profiter pleinement de l’information au sein de son organisation et « oublier les contraintes »

Fedisa_ …C’était la semaine dernière à la Maison des Arts et Métiers de Paris, à l’invitation de la FEDISA.

La dématérialisation que la FEDISA regroupe dans un métier : la Dématique®, donne trois branches :
– la ‘démat’ des supports de documents,
– celle des échanges (e-mails et télétravail, …) et
–  celle des processus métiers, de le-administration qui inclut notamment les appels d’offre et monservicepublic.fr, à la facturation et la feuille de paie et enfin, épiphénomène : le chrono tachygraphe européen.

De quelque dématérialisation qu’il s’agisse, la recommandation est de ne surtout pas succomber à la tentation du calque des processus physiques existants sur ceux du tout numérique. Le D&IM y veillera car seuls les projets dont l’objet a été repensé sous ce nouvel angle, portent leurs fruits.
C’est d’autant plus important qu’en France, la dématérialisation totale n’a légalement pas cours. Il faut toujours imprimer un papier ici ou là.

Quels sont les inducteurs de la dématérialisation ?
– Les normes et la réglementation qui visent la fiabilité des échanges;
– L’archivage de gros volumes documentaires pour économiser l’entreposage immobilier;
– La valorisation du capital immatériel pour en conserver la qualité et pour préserver la compétitivité;
– La prévention des risques, notamment en archivant sur plusieurs sites numériques;
– L’optimisation des processus métiers dans un souci de rationalisation;
– Et enfin, l’accès et aisé et rapide à une somme d’informations utiles au meilleur exercice d’un métier ou d’une fonction.
A toutes ces fins, la gouvernance du D&IM s’applique au fonctionnement du mode projet avec des objectifs clairement définis et partagés, à la prise en compte de l’ensemble des cycles de vie de l’information et, à beaucoup d’accompagnement jusqu’au choix des bons outils.

Ce choix des outils a été présenté par la Société IBM Enterprise Content Management, sous la forme des plus-values suivantes:
IBM

Les solutions proposent autant de plus-values que les D&IM auront avantage à déployer dans leur organisation.

Philippe BLOT-LEFEVRE
HUB2B
Membre de l’Académie de l’IE
Consultant DLM (Digital Legal Management)

Facebook contre Google+, quel choix pour les entreprises ? Le D&IM

Cet été la High-Tech a été une fois de plus en ébullition. Au delà des traditionnelles Fusions et Acquisitions dans un monde changeant rapidement, cela a été l’occasion de voir des stratégies documentaires online opposées se dessiner à l’intérieur d’un même métier.

La preuve qu’il n’existe pas de réponse unique à un problème de business donné et que la technologie n’est qu’une fraction de l’affaire.

Ce qui a déclenché ce tohubohu est l’annonce de Google+ et de ses cercles concentriques qui protégeraient « mieux » que Facebook les données et consultations des internautes utilisant Facebook;

Cette concurrence entre les deux géants de la High-tech et des réseaux sociaux veut dire qu’il va falloir faire des choix.

 

Point de départ, une lecture durant l’été d’un blog  

Le mois d’Août a vu l’avènement du nouveau service Google +, qui se veut être la réponse de Google à Facebook.
Et à la mi-Août, un autre évènement est venu perturber l’activité des laboratoires pharmaceutiques sur Facebook : Facebook a enlevé le système de blocage des commentaires  sur les pages fan des laboratoires, sous le prétexte de favoriser un dialogue authentique avec les marques.
Ce changement a mis les laboratoires dans une position très délicate : d’abord vis-à-vis de la règlementation concernant la communication médicale avec le public, très stricte en la matière, mais surtout par le fait que le contrôle 24h/24 des pages s’impose désormais, avec les investissements que cela implique.

Des pages sans commentaires peuvent encore être ouvertes, mais elles ne concernent qu’un médicament, et non le laboratoire.
Les laboratoires ont dû gérer rapidement les conséquences de ces changements.
Ainsi, Novartis a purement et simplement fermé sa page Facebook.
Pfizer, qui s’était fait hacker son compte à la fin du mois de Juillet, explique en détail les conditions de modération des commentaires. Le laboratoire semble hésiter à poursuivre son engagement. Il est vrai que le laboratoire est le plus actif avec plus de 31000 fans, il doit y avoir du travail pour le community manager !!!
Boehringer  et Johnson & Johnson réaffirment, eux, leur engagement à communiquer avec les patients. La démarche de Boehringer semble davantage être couronnée de succès en termes de nombre de commentaires. Les chiffres exacts sont disponibles (en anglais) sur le blog Whydot Pharma.
La question, pour les laboratoires pharmaceutiques, est maintenant : doit-on rester ou se désengager de Facebook ? Les investissements déjà réalisés pour concrétiser la présence du laboratoire sur Facebook valent-ils vraiment-ils la peine d’être poursuivis face à la versatilité de Facebook, qui change unilatéralement du jour au lendemain les conditions d’utilisation ? D’un autre côté, un désengagement signe une perte sèche des sommes déjà investies…

Dans ce contexte, Google + n’apporte-t-il pas aux laboratoires le moyen de poursuivre le travail commencé pour constituer et animer une communauté dans un cadre plus stable, que le système des cercles permet de contrôler plus facilement ? Google + sera-t-il pérenne, ou finira-t-il comme Wave ? Dans ce cas, la bascule vers Google vaut-elle la peine d’être tentée ?

Du point de vue du D&IM, on proposerait d’approcher le problème ainsi:

En partant du principe qu’une une entreprise est présente sur un réseau social pour des raisons propres à son activité et non pour « se faire plaisir »

 On voit rapidement que toute présence sur un réseau A ou B a des avantages et des inconvénients qu’il convient de bien mettre en lumière.

ET il faut parvenir à la conclusion de ne pas participer si les inconvénients l’emportent sur les avantages (nous incluons bien sûr que ne pas communiquer peut être perçu comme un inconvénient en termes d’image)

 ET puis il y a la complexité du secteur et interne à l’entreprise; mon propos se veut plus large que la pharmacie et s’applique à toutes les professions réglementées (banque, assurances, etc…)


1/ Un problème de Marketing et Communication très complexe, car il y a un triangle de communication qui a du mal à se stabiliser entre clients, autorités de réglementation et industrie

·         Le client est raisonnable quand il n’est pas hautement concerné mais hautement agressif si un achat se passe mal. On quitte la sphère du raisonnable pour une émotion exacerbée et les tendances à crier au complot apparaissent rapidement online

·         Les autorités sont soumises au temps court de la réaction à chaud et ne veulent pas toujours assumer la paternité de leurs décisions en cherchant parfois un bouc émissaire.

·         L’industrie n’est pas toujours aussi claire et transparente que souhaitable.

 

2/ C’est hautement technique car il faut des D&IM et des prestataires capables de comprendre la différence entre un Facebook et un Google + et ce avec des changements à haute vitesse. Depuis la parution de ce blog, Facebook a adapté sa stratégie et changé ses conditions.

 

3/ La réglementation s’impose tout de même et à tous; les amendes pour non respect de la règle sont élevées. Par ailleurs toute multinationale vous dira que l’empilement de législations locales,nationales et supra nationales est très complexe à gérer. Vérité ici n’est pas Vérité là bas.

 

Conclusion : Communiquer via les réseaux sociaux ne saurait donc être que technique et sous-traité. Il faut des vrais professionnels avec beaucoup de savoir faire et de connaissances internes à l’entreprise.
Un vrai rôle d’un D&IM et non de repasser le sujet à un jeune community manager stagiaire, parce qu’il est jeune et qu’il comprend Facebook dans sa vie privée.

 

Tout cela coûte cher et l’on voit ces réponses différentes à cette même question apparaître dans un secteur.


Retour aux basiques : quel projet, quel coût et quel bénéfices ?

 

Jean Louis de LA SALLE
Consultant
Vice-Président XPlor

Le D&IM doit-il s’intéresser aux réseaux sociaux ?

Depuis les origines se sont constitués des communautés, guildes, congrégations, clubs rassemblant des hommes. Ces réseaux se sont constitués autour d’intérêts communs. En favorisant le partage, la solidarité, l’entraide entre les membres, ils leur ont permis de développer des connaissances et expériences renforçant la compétence de chacun. Ils ont également contribué à renforcer l’influence du groupe dans son environnement.

Le 21eme siècle à permis l’éclosion de « réseaux sociaux » proposant de rassembler les internautes autour de thèmes d’échange. Sans acquitter de droit d’entrée, il est possible de créer un profil et de regarder « qui en est ». La rencontre, la convivialité, la relation professionnelle ont donné lieu à l’émergence de sites spécifiques qui ont suscité un engouement rapide. Entre curiosité, intérêt ou voyeurisme, tout un chacun peut maintenant établir des contacts en ligne. Ainsi, Facebook compterait aujourd’hui plus de 600 millions de membres (http://www.checkfacebook.com).

A quoi sert le réseau social ?
La plupart des réseaux sociaux actuels sont nés dans les années 2003/2004. L’apparition de Myspace, LinkedIn, Twitter, Facebook, Viadeo a permis de structurer des communautés de profils. En renseignant les données demandées par le réseau, l’internaute rend visible une partie de son identité. Ainsi, il divulgue ses goûts musicaux, le nom de sa société, sa vision de l’actualité, ses loisirs, son expérience professionnelle en espérant pouvoir consulter celles des autres membres du réseau.
Par le jeu du référencement, il gagne en visibilité. Et pourra être retrouvé aisément à l’aide de quelques données de base soumises à des moteurs de recherche.
Le réseau social sert à développer sa notoriété et par voie de conséquence, son influence. Si la génération Y y voit un moyen facile de devenir rapidement célèbre, les entreprises commencent à comprendre tout l’intérêt à pénétrer ces nouveaux réseaux.

Personne physique ou personne morale ?
Chaque réseau social se constitue un patrimoine des données confiées par les internautes. La question de son utilisation, encore un peu tabou, mérite d’être éclaircie. Car le modèle d’affaire des réseaux sociaux n’est pas encore finalisé et il apparait de plus en plus clairement que l’exploitation de ce patrimoine peut constituer une source de revenus significative. D’autant que rien n’empêche une personne morale de s’inscrire sur le réseau et de proposer de nouveaux contenus susceptibles d’influencer le comportement d’internautes physiques. Voilà un autre intérêt du réseau social ; il permet de faire cohabiter en un même endroit des identités numériques de nature différente. Et de rapprocher encore davantage l’entreprise de ses parties prenantes.
Certaines l’ont bien comprise et commencent à jeter les bases d’un réseau social « interne » (dont elle maîtrise le patrimoine) autour duquel elles développent de nouveaux échanges avec leurs fournisseurs, leurs clients, leurs collaborateurs, leurs partenaires : en se connaissant mieux, on avance plus vite.

Données personnelles et exploitation professionnelle
Les utilisateurs de prédilection d’un réseau social sont des personnes physiques. A ce titre, elles s’identifient et construisent leur identité numérique en faisant appel à leur patrimoine personnel. En renseignant son état civil, en diffusant une photo, en écrivant un texte original, en tweetant un lien, chacun délègue une part de sa personnalité au réseau social où il « existe ». Souvent sans se soucier des réalités juridiques concernant les droits et jurisprudence en vigueur. Ainsi, il ne faut pas confondre confidentialité des données personnelles (obligation légale pour toute entreprise), et commerce de données personnelles (évoqué généralement dans les CGU de chaque site, que personne ne lit véritablement dans le détail…). Le commerce de données personnelles numériques n’est qu’à ces débuts. Il est une opportunité séduisante pour toute organisation qui souhaite adresser une cible clairement identifiée. Sur ces promesses, la valorisation de Twitter a été estimée entre 8 et 10 milliards de dollars (Wall Street Journal, Mars 2011), celle de Facebook à 50 milliards (New York Times, Janvier 2011).

Identité numérique et socialisation
Ces opportunités nécessitent pour les parties prenantes de développer et maîtriser leur identité numérique afin de mieux organiser leurs échanges à travers le réseau social. Les personnes physiques doivent apprendre à préserver leur intimité pour s’affranchir de sollicitations non souhaitées. Les personnes morales doivent se définir une ligne de conduite afin de se rendre clairement identifiable auprès de leurs cibles. Ainsi les uns auront plaisir à se rapprocher des autres pour partager leurs envies ou répondre à leurs besoins. La maîtrise de ce changement se jugera dans le temps : le monde numérique a cette particularité de conserver longtemps les traces de ces acteurs. Inconséquent, vous devrez assumer votre réputation ; anonyme, vous n’existerez que par procuration. Sans oubli numérique, il faudra apprendre à composer avec l’éternité.

Le D&IM
Est-il besoin de commentaires pour comprendre que le D&IM doit s’intéresser aux réseaux sociaux… d’urgence !

Christophe CHAMBET-FALQUET
Directeur et Fondateur RuleIs